‹ CagliostroChapitre 10 sur 19 · LE PRINCE, LA MARQUISE, CARACOLI · texte numérisé non relu

LE PRINCE, LA MARQUISE, CARACOLI

Quelle est donc cette puissance Qui soumet le monde entier?

Devant pareille science

I1 faut bien s'humilier!

(Montrant Cécile) De l'amour la vive flamme S'est éteinte dans son coeur, Et fait place dans son âme Aux dédains, à la froideur!

CÉCILE

Je croyais à sa constance,

Et pouvais tout défier;

Il me trahit et m'offense, J'ai juré de l'oublier!

C'en est fait! indigne flamme, Soyez éteinte en mon ceeur

Et faites place en mon âme

Au mépris, à la froideur!

LE CHEVALIER

Je croyais à sa constance, Et pouvais tout défier!

Adieu, trompeuse espérance!

Adieu, mon espoir dernier!

De l'amour la douce flamme S'est éteinte dans son cœur, Et fait place dans son âme Aux dédains, à la froideur!

L'on doutait de ma science, On osait me défier!

Vous voyez que ma puissance S'étend sur le monde entier!

Oui, je règne sur les âmes, Et fais,dans un tendre coeur Succéder aux vives flammes Le dédain et la froideur!

(Cécile accepte la main que lui offre Cagliostro, et sort avec lui par lo porte d gauche, suivie du prince et de Io marquise. Caracoli, à qui Cagliostro a fait signe, sort par la. porte à droite. Le chevalier reste seul en scène)

LE CHEVALIER (seul)

Je ne puis en revenir! et demeure anéanti sous ce coup imprévu, que ma raison ne peut expliquer ni comprendre.. Croirais-je comme eux aux philtres et à la magie... Allons donc, c'est impossible! (S'étençant avec colère vers le cabinet à gauche) et, quel que soit le danger, je connaîtrai le démon familier de cet homme! Dieu! Corilla!

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