‹ CagliostroChapitre 9 sur 19 · LE PRINCE, LA MARQUISE, CARACOLI · texte numérisé non relu

LE PRINCE, LA MARQUISE, CARACOLI

Cette fois, à sa science

Je n'ose me fier,

Et je crains la puissance

De son démon familier.

Il ne peut rien sur les âmes,

Et ne peut faire en un coeur Succéder aux vives flammes

Le dédain et la froideur!

LE CHEVALIER

Quelle est donc cette puissance Dont il croit nous effrayer?

Moi, je ris de la science

De ce prétendu sorcier,

Et pourtant, au fond de l'âme, Je ne sais quelle terreur M'avertit de quelque trame

Qui menace mon bonheur.

CAGLIOSTRO (montrant le chevalier) Il doutait de ma science,

Il osait me défier!

Il connaîtra la puissance

De mon démon familier...

Car il règne sur les âmes,

Et vous verrez dans son coeur Succéder aux vives flammes

Le dédain et la froideur.

LES MÊMES; CÉCILE, sortant de la porte à droite, pâle

et se soutenant à peine.

LE CHEVALIER

Ah! grand Dieu! dans ses traits quel changemént soudain!

(Courant à elle) Cécile!

CÉCILE (froidement) Laissez-moi !

(se retournant vers Cagliostro.) Monsieur, voici ma main!

TOUS

0 ciel!

Ensemble

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