‹ Cahiers d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 12 sur 84 · DE LA CHALEUR ANIMALE · texte numérisé non relu

DE LA CHALEUR ANIMALE

$ 33. L'oxygène qui est absorbé par les organes de la respiration se mêle au sang , et, étant porté avec ce liquide dans la substance des tissus de toutes les parties de l’économie animale, sv combine avec du carbone.et de l'hydrogène fourni. par les matières organiques. qu'il y rencontre, et donne ainsi naissance à une certaine quantité d’eau et à l'acide carbonique , qui:s’échappe ensuite du corps par l'intermédiaire du même appareil respiratoire.

Cette production d'acide carbonique et d’eau qui constitue, en quelque sorte, le complément du phénomène de la respiration est une sorte de combustion , et détermine, comme la combustion du-charbon de nos foyers , à l’aide de oxygène de l'atmosphère, une production de chaleur.

La faculté de produire ainsi de la chaleur est commune à tous les animaux ; mais la plupart de ces êtres en développent si peu . qu'elle ne peut être appréciée par nos thermomètres ordinaires : tandis que , chez d’autres , la production de la chaleur est si grande, qu'on n'a même pas besoin d’'mstruments de physique pour en constater l'existence.

. On désigne sous le nom d'animaux à sang froid ceux qui n'ont pas de:chaleur propre bien sensible , et on appelle animaux à sang chaud ceux qui produisent assez de chaleur pour avoir une tempés rature indépendante de celle de l'air qui nous 'enfironte.

Les seuls animaux à sang chaud sont les mammifères et les oiseaux ; tous les autres ont le sang froid.

La température du corps de l’homme est d'environ 38 degrés du thermomètre centigrade. Il en est à peu près de même des autres mammifères ; mais les oiseaux produisent plus de chaleur : leur température s'élève à environ 42 degrés centigrades. |

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