‹ Cahiers d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 13 sur 84 · DE L'ASSIMILATION · texte numérisé non relu

DE L'ASSIMILATION

$ 34. L'espèce de combustion dont nous venons de parler est:

indispensable à l'entretien de la vie de toutes les parties de l’économie animale, et paraît être alimentée en partie par les matières organisées contenues dans le sang et en partie par les matériaux constitutifs des tissus.

IT en résulte que la substance des organes éprouve sans cesse des pertes. Ces mêmes organes, pendant les premiers temps de la vie, doivent aussi augmenter de volume, et par conséquent ils ont doublement besoin de s'approprier des matériaux nouveaux qui, fixés dans leur substance, s’y organisent et participent aux propriétés vitales dont leurs tissus sont doués.

C'est le sang qui fournit aux diverses parties de l'économie les matériaux dont elles ont besoin.

Lorsque l'être vivant s'approprie ainsi plus de matières qu'il nen perd, son volume augmente ; dans le cas contraire, il maigrit ; et quand ces deux phénomènes sont dans un juste équilibre , son poids reste stationnaire.

Ce travail nutritif a lieu chez tous les êtres vivants.

Les corps bruts , tels que les pierres et les minéraux, ne se nourfissent pas. Les matériaux dont chacun d’eux se compose restent les mêmes tant que le corps existe; et si son volume augmente, C'est seulement par la simple juxtaposition de substances de même nature que la sienne.

Mais les animaux et les plantes , au contraire, s’accroissent par intussusception, c'est-à-dire par le dépôt de particules nouvelles dans la profondeur de leur propre substance. |

Page 1