‹ Cahiers d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 24 sur 84 · DE LA VUE · texte numérisé non relu

DE LA VUE

& 57. La vue est le sens qui nous fait connaître la forme, la couleur, le volume et la position des objets qui nous environnent. Ce sens, que Buffon appelait un toucher lointain, réside dans l'œil, et s'exerce à distance par l'intermédiaire de la lumière (1 ).

(4) Pour comprendre le mécanisme de la vue, il ne suffit pas de connaître la structure de l'œil, il faut aussi être familiarisé avec quelques unes des propriétés de la lumière, sujet dont l’étude est du domaine de la physique.

La lumière émane des corps lumineux, tels que le soleil, les étoiles fixes et les corps en combustion, et se répand au loin, en ligne droite, avec une vitesse excessive.

À mesure que les rayons s’éloignent du corps dont ils émanent, ils s’écartent les uns des autres, et c’est pour cette raison que Les objets sont d'autant mieux éclairés qu'ils sont plus rapprochés du corps éclairant.

Lorsque la lumière rencontre un corps, ou elle le traverse , ou elle est réfléchie, ou bien elle est absorbée,

Les corps qui laissent passer la lumière sont nommés transparents; ceux qui s'opposent à son passage sunt appelés opaques.

Les surfaces des corps opaques ne renvoient pas toujours la lumière telle qu’elles {a reçoivent. Il en est, comme nous l’avons déjà dit, qui en ubsorbent tous le royous; ces corps sont appelés noirs.

Les corps qui réfléchissent tous les rayons , ou à peu près, sont blancs, mais ceux qui les décomposent paraissent colorés.

La couleur n'est pas inhérente aux corps, elle dépend de la manière dont ils décomposent la lumière, et de l'espèce de rayou lumineux que le corps coloré peut réfléchir. En effet, chaque rayon ordinaire de lumière qui nous paraît incolore est composé de sept rayons diversement colorés ; il est un moyen très simple de s’en convaincre : si l’on reçoit sur une feuille de papier un faisceau de rayons lumineux

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