‹ Cahiers d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 37 sur 84 · EMBRANCHEMENT DES ANIMAUX VERTÉPRÉS · texte numérisé non relu

EMBRANCHEMENT DES ANIMAUX VERTÉPRÉS

$ 105. Les animaux vertébrés ressemblent à l’homme par tous les points les plus importants de leur structure. Ce sont, de tous les êtres animés, ceux dont les facultés sont les plus variées et les plus parfaites, ceux dont les organes sont les plus nombreux et les plus compliqués.

L'existence d’une charpente solide dans l’intérieur du corps leur permet d'atteindre à une taille que les animaux articulés, les mollusques et les zoophytes ne présentent jamais, et ce squelette, dont toutes les pièces sont liées les unes aux autres, tout en conservant de la mobilité, donne à leurs mouvements une précision et une vigueur qu’on ne voit pas chez les autres animaux.

La portion du squelette qui ne manque jamais, qui varie le moins d'un animal à un autre, et qui est, en même temps, la

plus mportante de toutes, est la tige osseuse qui renferme l’encé-

phale et qui est formée par le crâne et la colonne vertébrale : aussi l'existence d’une colonne vertébrale est-elle un des caractères les plus remarquables de cet embranchement , et c'est pour

cette raison qu’on donne à ces êtres le nom commun d’animau vertébrés.

Ce squelette intérieur, dont l’analogue ne se retrouve dans aucun autre embranchement du règne animal, est en général com= posé d’os et disposé à peu près de la même manière que chez l’homme; quelquefois cependant, chez les raies, par exemple, il n'est formé que par des cartilages, et on connaît même des poissons chez lesquels il se trouve réduit à un état presque membraneux. L'étude que nous en avons déjà faite ($ 64 à 67) nous dispense d'en traiter plus longuement ici; nous ajouterons seulement que souvent quelques unes de ses parties manquent, et qu’il existe des ‘différences très grandes dans la forme des divers os dont il se compose. Ainsi les grenouilles sont dépourvues de côtes, les baleines manquent de membres postérieurs, et chez les serpents, non seulement les membres, mais aussi le sternum n'existent pas; mais, en général, la différence la plus considérable que l’on remarque dans le nombre des os dépend de ce que chez certains animaux toutes les pièces primitives du squelette restent distinctes, tandis que chez d’autres plusieurs d’entre elles se soudent entre elles et se confondent. Le système nerveux est bien plus développé chez les animaux vertébrés que dans les autres divisions du règne animal, et la sensibilité de ces animaux est en rapport avec ce mode d'organisation. La disposition générale de cet appareil est à peu près la même que chez l'homme ($ 40-44), mais l’encéphale devient de plus en plus petit, et d’une structure de plus en plus simple, à mesure que l’on descend de l’homme vers les poissons.

L'appareil de la digestion ne présente aussi dans cette grande division du règne animal que des différences assez légères.

Le sang est toujours rouge et bien plus riche en globules que chez les animaux inférieurs; il circule dans un système vasculaire complet, et le cœur qui le met en mouvement présente au moins deux cavités distinctes.

La nature semble donc avoir suivi le même plan général dans la création de tous les animaux vertébrés; cependant ces êtres offrent entre eux des différences qui sont souvent très grandes, et, à raison de ces modifications de structure, on divise cet embranchement en quatre classes, les Mammifères, les Oiseaux , les Reptiles et les Poissons.

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