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Le cou des oiseaux est également très mobile ; et, comme oiseaux prennent en général leur nourriture à terre avec leur il faut que cette partie de leur corps soit d'autant plus long qu'ils sont montés plus haut sur leurs pattes. C’est effectiveme ce que l'on remarque presque toujours. Le nombre des vertèbr cervicales varie beaucoup ; le plus ordinairement il y en a 12 4 15; mais quelquefois on en trouve un bien plus grand nombre, d’autres fois il n'y en a pas autant; le Cygne en a 23, et le Mois neau seulement 9. Ces os sont toujours très mobiles les uns” sur les autres, et, par la disposition de leurs facettes articus laires, le cou peut se plier en S, et, par conséquent, s’allon= ger où se raccourcir, suivant que ses courbures s’effacent ou aug= mentent.
La charpente osseuse du tronc est très solide; chez les oiseaux qui volent (et tous, à un petit nombre d'exceptions près, sont dans“ ce cas), les vertèbres du dos qui doivent soutenir les côtes et fournir, par conséquent, un point d'appui aux ailes, sont tout-à= fait immobiles et souvent même soudées entre elles ; les vertèbres lombaires et sacrées se réunissent toutes en un seul cs, ayant les mêmes usages que le sacrum des mammifères ; enfin les vertèbres coccygiennes sont petites et mobiles ; la dernière, qui supporte les grandes plumes de la queue, est ordinairement plus grosse que le: autres, et relevée d'une crête saillante.
Les côtes des oiseaux présentent aussi quelques particularités de structure qui tendent à augmenter la solidité du thorax ; mais k partie la plus remarquable de la charpente osseuse de cette parti du corps est le sternum, qui, servant à l’attache des principau muscles du vol, prend un développement extrême, et, constitit ua vaste bouclier qui s’étend très loin en arrière sur l’abdomen,, e présente presque toujours une espèce de carène longitudinale @ très saillante que l’on nomme brechet (voy. pl. 8 . fig. 8). On re marque que ce bouclier est d'autant plus développé et plus com: plétement ossifié que l'oiseau est meilleur voilier.
Les os de l'épaule sont également disposés de la manière la plu: favorable à la puissance des ailes ; ils sont au nombre de trois! savoir : une omoplate, une clavicule et un os coracoïdien. L'omo: plate est très allongée, la clavicule se soude à celle du côté opposé de façon à former un os en V, dont la pointe repose sur le ster num ; enfin l'os coracoïdien est une espèce de seconde clavicale! qui, chez les mammifères, est rudimentaire et confondue ayeu l'omoplate, mais qui prend ici une grande force , et constitue arc-boutant qui se porte de l'articulation de l'épaule au sternum Ces doubles clavicules maintiennent les épaules écartées, malgre
les efforts violents en sens contraire que le vol exige, et elles sont d'autant plus robustes que le vol est plus puissant.
$ 146. L'aile de l’oiseau correspond au membre antérieur des Mammifères, et se compose aussi de trois portions principales , savoir : le bras, l’avant-bras et la main. Le bras est formé d’un humérus qui ne présente rien de remarquable; l’avant-bras, composé d’un radius et d’un cubitus, est d'autant plus long que l'oiseau est meilleur voilier; et enfin la main est réduite à une sorte de moignon servant seulement à à l'insertion des grandes plumes de Jaile : on y distingue une rangée d'os du carpe, un os en forme de stylet qui représente le pouce, un seul os métacarpien , soutenant in doigt à deux phalanges, et les vestiges d’un troisième doigt, représenté par un petit os styloïde. |
$ 147. Les pennes ou grandes plumes des ailes sont appelées “émiges , et c'est de leur longueur plus encore que de celle des os lu bras, de l’avant-bras ou de la main que dépendent l'étendue és ailes et la puissance du vol. Chaque fois que l'oiseau veut frapver l'air, il élève l'humérus et avec lui l'aile encore ployée; puis il a déploie en étendant l’avant-bras, ainsi que la main, et l'abaisse subitement ; l’air qui résiste à ce mouvement lui fournit alors un soint d'appui sur lequel il se soulève : il se lance ainsi comme un ojectile, et, une fois l'impulsion donnée à son corps, il incline “ù reploie l’aile pour diminuer autant que possible la résistance nouvelle que le fluide ambiant oppose à sa course. Cette résistance # la gravitation qui tend à faire tomber tous les corps vers le “entre de la terre diminuent graduellement la vitesse que l'oiseau acquise par cette percussion de l'air, et s’il ne fait pas de noueaux mouvements il ne tardera pas à descendre ; mais si, avant ue la vitesse acquise par le premier coup d’aile soit anéantie, il m,donne un second, il ajoutera une vitesse nouvelle à celle qu il wait encore, et se déplacera par un mouvement accéléré. Tel est, meffet, le mécanisme du vol.
IL est évident que la résistance de l’air est d'autant plus grande que la masse de ce fluide frappée à la fois par les ailes est plus onsidérable, et par conséquent que, plus les ailes seront étendues, lus aussi, toutes choses égales d’ailleurs, la vitesse acquise par abaissement de ces rames sera grande; il en résulte que non eulèment les oiseaux à longues ailes pourront voler plus vite que eux à ailes courtes, mais aussi pourront se soutenir plus longaps dans l'air, car ils ne seront pas obligés de répéter aussi souent les mouvements de ces organes, et par conséquent aussi se Ntigueront moins promptement. Et, en effet, tous les oiseaux re-harquables par leur vol rapide et soutenu ont de grandes ailes,
tandis que ceux dont les ailes sont courtes ou médiocres , compas rativement au volume du corps, volent avec bien moins de vitesse et sont condamnés à des repos plus fréquents.
Parmi les oiseaux remarquables par la puissance de leur vol nous citerons le Condor et les Frégates. Le Condor ou grand Vautour des Andes se tient habituellement sur la crête des rochers de la Cordilière des Andes, immédiatement au-dessous de la limité des neiges perpétuelles, à un niveau de trois mille trois cents à quatre mille huit cents mêtres au-dessus du niveau de la mer ; et c'est de ces pitons escarpés qu il descend dans les vallons et dans la plaine pour chercher sa nourriture , qui consiste principalement en cadavres de grands mammifères ; on prétend même que, réunis plusieurs ensemble, ils peuvent tuer facilement des bœufs, et qu'ils sont assez puissants pour enlever dans leurs serres des moutons et des lamas, et les transporter ainsi jusqu’à la cime du Chimborage et des autres montagnes les plus élevées de la chaîne des Andes. Les Frégates, qui ont les ailes encore plus longues proportionnel: lement à leur taille, et qui habitent les mers tropicales, ont le vo si puissant qu'elles peuvent s'éloigner de terre à des distances & plus de quatre cents lieues.
$ 148. Lorsque l'oiseau pose, ce sont ses membres postérieur. qui seuls lui servent de soutien ; c'est donc un animal réellemen bipède , et, comme tel, il doit aVOIr le bassin large et fixé solidemen à la colonne vertébrale. Les os des hanches, en effet, sont extrême: ment développés chez les oiseaux , et 1ls ne forment, avec les verte bres sacrées et lombaires , qu'une seule pièce ( pl. 43, fig. 4). & général , cette ceinture osseuse est incomplète en avant ; les pubi ne se réunissent pas entre eux, et la portion ischiatique, au he d'être séparée du sacrum par une large échancrure, se soude à ce os par sa partie postérieure , et transforme l échancrure en un trou L'os de la cuisse est court et droit, et la jambe se compose , comm chez la plupart des mammifères, d'un tibia, d'un péroné et d'un rotule : seulement le péroné se soude au premier avant d'arriver Sa: «partié inférieure. Un seul os , qui fait suite à la jambe , repré : sente le tarse et le métatarse , et porle à son extrémité inférieur
les doigts, qui sont ordinairement au nombre de quatre ; il n'®@ existe jamais davantage; mais quelquefois le doigt, externe ©" l'interne , que l’on désigne sous le nom de pouce, ou même tou! les deux disparaissent , de manière qu'il n’en existe plus que trois ou seulement deux. Le nombre des phalanges va presque toujours en augmentant régulièrement depuis deux jusqu'à cinq. du pout au doigt externe, qui en a toujours le plus. Enfin de ces quatre doigt trois seulement sont ordinairement dirigés en avant, tandis que
ÿ" À. VERTÉBRÉS. — OISEAUX. 133
| pouce est dirigé en arrière ; quelquefois le doigt externe se porte | aussi en arrière, et cette disposition est surtout remarquable chez | les oiseaux grimpeurs, tels que les Perroquets , les Toucans et les | Pics.
Il est toujours plus difficile à un oiseau de prendre son vol lorsqu'il est à terre que lorsqu'il peut se lancer d’un point élevé, et chaeun sait que la plupart de ces animaux perchent bien plus souvent qu'ils ne se posent à terre. Pour se maintenir en équilibre sur une branche, il faut qu'ils l’'embrassent avec leurs doigts et la serrent fortement ; s’il leur avait fallu déployer pour cela une force musculaire considérable, une telle position aurait été promptement fatigante ; mais 1c1 encore un mécanisme très simple rend tout effort presque inutile, et permet aux oiseaux de serrer la branche qui les soutient, même quand ils dorment : en effet, les muscles fléchisseurs des doigts passent sur les articulations du genou et du talon, de façon que lorsque celles-ci se fléchissent, elles tirent nécessairement sur les tendons de ses muscles et font fléchir les doigts ; le poids du corps , en affaissant les cuisses et les jambes, détermine donc ce mouvement, et il en résulte que l’animal serre, sans exercer aucun eflort , la branche sur laquelle il est perché et s’y maintient fixé. Il existe des différences assez grandes dans la conformation des hpattes, suivant le genre de vie auquel les oiseaux sont destinés. Ainsi, chez les oiseaux doués de la faculté de marcher avec une grande vitesse, les pattes sont non seulement robustes, mais très longues , et le pied comparativement petit ; chez le Casoar et l’Autruche, dont la course est aussi rapide que celle du cheval, cette disposition est très remarquable : ét elle s'observe aussi chez le Messager, qui marche à grands pas en poursuivant les serpents, dont il fait”sa principale nourriture. Chez l’Aigle (pl. 9, fig. 2), le Faucon , le Vautour, etc., ces organes sont également robustes, mais courts , et les doigts sont armés de grands ongles crochus et aigus Là l’aide desquels ces oiseaux saisissent leur proie, soit pour la dé- “chirer sur place, soit pour l'emporter avec eux; chez les oiseaux conformés pour vivre sur les bords des eaux et y chercher à gué les vers et les poissons dont ils font leur pâture, les pattes sont \grêles , d’une longueur extrême, et nues jusqu'au- dessus du genou | (pl. 9, fig. 6), disposition qui est très favorable à ce genre d'existence, et qui a valu aux oiseaux de rivage le nom d’ Échassiers ; : enfin, ‘chez les espèces destinées à vivre sur une eau plus profonde : | les pattes sont palmées, c'est-à-dire transformées en nageoires per ! l'addition d'une membrane qui s'étend entre les doigts sans les em- . pêcher de s’écarter (pl. 9, fig. 7), caractère qui se voit chez les | Canards, les Cygnes et un grand nombre d'oiseaux aquatiques.
$ 149. Le sens du toucher doit être peu actif chez les a à raison de la nature de leurs téguments. Le goût paraît être aussi: très obtus chez la plupart de ces animaux; et en effet leur langue est presque toujours dure et cornée. En général, il semble en être de même pour l’odorat; quelquefois cependant ce sens paraît être très délicat; car on voit des oiseaux de proie guidés par l'odeur se diriger vers des charognes placées trop loin d'eux pour qu'il puissent les apercevoir, malgré toute la perfection de leur vue.
En général, ce dernier sens est plus développé chez les oiseaux que chez tous les autres animaux. On remarque au fond de leur œih une membrane plissée nommée peigne, qui s’avance de la rétine vers le cristallm, et qui paraît être de nature nerveuse ; il est aussn a noter que la face antérieure du globe de l'œil est renforcée par un cercle de pièces osseuses logées dans l'épaisseur de la scléros tique, et qu'outre les deux paupières ordinaires , il y en a toujours à l'angle externe de l'œil, une troisième nommée membrane clignes tante, qui peut s'étendre comme un rideau au-devant de cel organe.
Les oiseaux n'ont pas, comme la plupart des mammifères , un pavillon saillant au-devant de l'oreille ; les oiseaux de nuit om seuls une grande conque extérieure, mais qui n’est pas saillante et l'ouverture de l'oreille est généralement cachée par des plumes à barbes effilées.
$ 150. Le système nerveux qui préside aux fonctions don nous venons de passer en revue les organes présente auss dans sa structure des particularités remarquables. L'encéphale est moins développé que chez les Mammifères ; les hémisphères cérébraux en sont encore les parties les plus volumineuses ; maïk ils n'offrent pas de circonvolutions , et ils ne sont pas réuni d'une manière aussi complète, car la grande commissure, dont nous avons parlé précédemment sous le nom de corps culleuæ,
manque dans cette classe. Les lobes optiques, qui chez les man mifères sont petits et restent cachés entre le cerveau et le cervelet#l prennent , au contraire, ici un grand développement et se montreni toujours à découvert en arrière et en dehors des lobes cérébraux enfin , au lieu d’être solides , ils sont creux , comme les lobes céné= braux. Le cervelet est sillonné transversalement par des rainures” parallèles et convergentes ; quant à la protubérance annulaire, qui dans la classe précédente réunit entre eux les hémisphères + cervelet, en passant autour de la moelle allongée, elle manques de même que chez les reptiles et les poissons. Enfin la moelle épi: nière des oiseaux est, en général, très longue, et présente deu renflements correspondant à l'origine des nerfs des ailes: et: dés"
il A. VERTÉBRÉS. — OISEAUX. 135 patt
es : chez ceux qui volent le mieux, le renflement supérieur est plus développé que l'inférieur, et ceux qui se servent de leurs pattes plus que de leurs ailes présentent une disposition 1 inverse.
$ 151. Le régime des oiseaux est très varié : les uns se nourrissent exclusivement de graines, d’autres d'insectes, d’autres de poissons, d’autres encore de la chair des mammifères où des oiseaux encore vivants; enfin il en est qui ne se repaissent que de charognes corrompues. Leurs pattes servent quelquefois à la préhension des aliments, mais le bec est toujours le principal organe employé à cet usage : sa forme varie suivant la nature des aliments et suivant le caractère plus ou moins carnassier de ces animaux : aussi fournit-il au zoologiste d'excellents caractères pour la classification. Une corne solide et plus ou moins dure le revêt extérieurement, et rend ses bords tranchants ; mais il n’est jamais armé de véritables dents : aussi la mastication est-elle très incomplète, et en général entièrement nulle. Chez les oiseaux qui vivent de chair et qui ont besoin de déchirer leur proie, les Faucons, les Aigles et les Gypaètes (pl. 9, fig. 1), par exemple, la mandibule supérieure est très courte, très forte, crochue vers le bout, et terminée par une pointe aiguë. Les oiseaux de mer, qui se nourrissent de la chair des poissons trop volumineux pour être avalés d’une bouchée, se font également remarquer par leur bec gros et crochu au bout ; mais cet organe est beaucoup plus allongé que chez les oiseaux de proie, et par conséquent moins puissant. Lorsque les oiseaux piscivores ne recherchent que des poissons ou des reptiles assez petits pour être saisis et avalés avec facilité, le bec devient droit, s’allonge encore davantage, et ressemble à une pince à longues branches ; les Martins-pêcheurs , les Cigognes (pl. 9, fig. 6), etc., nous en Offrent des exemples. Les oiseaux qui vivent d'insectes, de vers, de graines ou de fruits, ne présentent rien de semblable : les premiers ont, en général, le bec très grêle, très allongé et droit ou faiblement arqué ; à moins toutefois que ce ne soit au vol qu'ils prennent “les petits insectes dont ils se nourrissent, car alors le bec est très court, très élargi et profondément fendu, disposition qui se voit chez les Hirondelles, les Engoulevents, etc., et qui leur permet d'engloutir facilement leur proie dans leur large g œueule. Les gramivores , au contraire, ont le bec court, épais, bombé en dessus Ou conique, et en général droit.
. Une modification de cet organe plus remarquable encore nous est offerte par les Pélicans, oiseaux aquatiques qui portent entre les deux branches de la mâchoire inférieure une grande poche cutanéertrès extensible, dans laquelle ils accumulent le produit de leur pêche pour le dégorger ensuite et s'en repaître à loisir.
136. ZOCLOGIE. L 4 La langue est en général petite, cornée, très extensible; Pos hyoïde, qui la porte, se prolonge en arrière sous la forme de d@ longues cornes qui remontent derrière la tête, et sont mises mouvement par des muscles particuliers (pl. 8, fig. 9).
S 152. L'arrière-bouche, ou pharynx, n "est pas séparée de ke bouche par un voile mobile, comme chez les mammifères, et les glandes salivaires sont peu développées.
L'œsophage (pl. 8, fig. 40) descend le long du cou , et présente en général, vers sa partie inférieure, une dilatation considérable appelée le jabot; cette poche constitue un premier estomac, qu fait saillie au-dessus des clavicules ; elle est très grande chez lem oiseaux granivores, et elle se voit dans les rapaces; mais ellé manque dans l’autruche et dans la plupart des oiseaux piscivores!
Au-dessous du jabot, l'œsophage se resserre et pénètre dans k thorax. Bientôt après il se dilate de nouveau pour former le secont estomac, appelé ventricule succenturié. Cette cavité est remarquable var le grand nombre de follicules qui sont logées dans l'épaisseu de ses parois, et qui servent à former un liquide acide destiné & opérer la digestion des aliments {le suc gastrique). Ce ventricul est beaucoup plus grand et plus glanduleux dans les oiseaux qu manquent de jabot que dans ceux qui en sont pourvus. [ntérieure: ment, 1l s'ouvre dans un troisième estomac, le gésier, dont K forme est globuleuse, et dont la structure varie suivant le régimt de ces animaux. Dans les granivores , il présente des parois musculaires d'une force et d’une épaisseur extrèmes, et est tapissé er dedans par une espèce d’épiderme dur et épais qui ressemble à di la corne; dans les oiseaux de proie diurnes, au contraire, ses pa: rois sont extrêmement minces, et dans quelques oiseaux aquatiques tels que les hérons et les pélicans, il ne forme avec le ventricult succenturié qu'un seul sac.
L'intestin des oiseaux est moins long que celui des mammifères et se termine dans un cloaque, ou orifice commun, qui reçoit éga-n lement les conduits excréteurs des organes génitaux et de l’appa* reil urinaire.
$ 453. Les produits nutritifs de la digestion passent de l'intes: tm dans le torrent de la circulation par des vaisseaux iymphatiques qui, en se réunissant, forment deux canaux thoraciques ; ces con: duits s'ouvrent dans les veines jugulaires de chaque côté de la base du cou.
Le sang des oiseaux est chargé de globules elliptiques, et ces particules solides y sont plus abondantes que chez les autres animaux vertébrés. D
La circulation se fait ici de la même manière que chez les an
um À. VERTÉBRÉS. — OISEAUX. 137
mifères ; elle est double et complète, c’est-à-dire qu'avant de revenir au point du départ, le sang passe dans deux systèmes de vaisseaux capillaires, et que tout le sang veineux se change en sang artériel.
Le cœur présente dans son intérieur quatre cavités, savoir : un ventricule et une oreillette placés à gauche, et autant du côté droit. Le sangest chassé par le ventricule gauche dans l'artère aorte, qu lé distribue aux vaisseaux capillaires de toutes les parties du corps. Ce liquide revient ensuite au cœur par les veines, et pénètre dans loreillette droite, qui le pousse dans le ventricule droit situé audessous; cette dernière cavité, en se contractant, envoie le sang au poumon par l'artère pulmonaire ; le sang passe dans les vaisseaux capillaires des poumons, où il se change en sang artériel ; ouis 1! pénètre dans les veines pulmonaires , et arrive ainsi dans oreillette gauche; enfin l'oreillette gauche le verse dans le ventri- “ule gauche, d’où nous l’avons vu sortir tout-à-l'heure pour se listribuer à tous les organes.
Les oiseaux se distinguent de tous les autres animaux vertébrés var leur mode de respiration, qui est aérienne, comme chez les mammifères, et qui à lieu non seulement dans les poumons, ais aussi dans la substance de tous les autres organes. Chez les nammifères, les bronches se terminent dans des cellules qui sont outes en cul-de-sac , et l’air qui entre dans les poumons ne peut as aller au-delà, tandis que chez les oiseaux les bronches et les ellules pulmonaires communiquent avec de grandes cavités, et ce luidé pénètre ainsi dans toutes les parties du corps, même dans intérieur des os et des plumes (pl. 14, fig. 2). Ces cavités, à l’aide lesquelles l’air se distribue dans les diverses parties du corps, sont ermées par des lames très minces du tissu cellulaire, et sont désinées sous le nom de poches aériennes.
Le sang subit par conséquent le contact de l'air en traversant es vaisseaux capillaires de tous les organes, aussi bien que dans es vaisseaux capillaires du poumon, et on peut dire que la respiraion de ces animaux est double comme leur circulation : aussi un Diseau consume proportionnellement plus d'air qu'aucun autre wnimal, et périt plus rapidement lorsque sa respiration est inter- ‘ompue.
La cavité du thorax qui loge le cœur et les poumons n’est pas sévarée de l'abdomen par une cloison musculaire complète comme :hez les mammifères ; le muscle diaphragme est rudimentaire, et 1 occupe que les côtés du corps ; mais les poumons sont adhérents aux Côtes, de manière à être forcés à se dilater quand ces os s'écarent entre eux : aussi les mouvements d'inspiration et d'expiration
se font-ils à peu près de la même manière que chez les mammi: fères. | | | N
Enfin, les oiseaux sont, comme les mammifères, des animaux sang chaud , et leur température est même plus élevée que che les premiers, car elle atteint 40 à 42° centigrades. ‘
$ 154. Les oiseaux, de même que les reptiles, les poissons la plupart des animaux non vertébrés, sont ovipares, c’est-à-dipn qu'ils pondent des œufs d’où sortent leurs petits. %
L'œuf se forme d'abord dans un organe nommé ovaire, et des cend au-dehors en traversant un long tube appelé oviducte consiste d'abord en un sac membraneux rempli d'une matièr jaune, et ce n'est que dans l’oviducte qu'il s’entoure de blane puis d'une enveloppe plus solide qui s’encroûte de matière cal caire, et constitue la coquille. Sur la membrane du jaune, on apêr çoit un point blanchâtre, qui, en se développant, deviendra jeune animal pour la nourriture ou la protection duquel toutes les autres parties de l’œuf sont destinées. .
Pour que le jeune oiseau se développe dans l'intérieur de l'œu il faut que celui-ci soit maintenu à un certain degré de chaleur dans les pays extrêmement chauds, il suffit quelquefois de la ch leur du soleil pour déterminer ce phénomène, et là certains oisean abandonnent leurs œufs à eux-mêmes ; mais dans la plupart de cas il en est tout autrement, et ce sont les deux parents, oud mère seulement, qui y entretiennent la chaleur nécessaire enle couvrant avec leur corps.
La durée de l’incubation (ou du temps que le jeune oiseau mk à se développer dans l'intérieur de l'œuf) varie dans les différent espèces, mais est la même pour tous les oiseaux d’une même € pèce ; elle est de 40 à 45 jours pour les Cygnes, de 25 jours pot les Canards, de 21 jours pour les Poules, de 45 à 18 jours po nos Serins domestiques, de 42 jours seulement pour l'Oiseau Mouche.
Presque tous les oiseaux construisent un nid pour loger leu œufs et pour servir de demeure à leurs petits, qui, pendantde premiers temps de la vie, sont en général dépourvus de plume d'une délicatesse extrême, et incapables de se mouvoir et den nourrir eux-mêmes. En général, il règne dans ces construction un art, une adresse et une élégance qui excitent l’étonnement une chose non moins surprenante, c'est la régularité avec laquel toutes les générations successives exécutent les mêmes travauxk bâtissent des nids exactement semblables , lors même que les ei constances où ces animaux ont été placés ne leur ont jamais per mis d'en voir et de prendre des leçons de leurs parents : unsinstin
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ladmirableles guide et les porte à prendre une foule de précautions dont ils n’apprécient pas d'avance toute l'utilité. Les parois du nid | sont ordinairement bâties avec de petites tiges flexibles, et quelquefois mastiquées avec de la terre délayée dans la salive gluante de . Janimal ; mais leur forme et leur disposition varient beaucoup. | Presque tous en garnissent l'intérieur avec des substances molles qu'ils ramassent avec soin, ou même avec un duvet moelleux Iqu'ils arrachent de leur poitrine. La substance chaude et légère employée dans l’économie domestique sous le nom d’édredon n’a pas d'autre origine ; elle provient d’une espèce de canard appelé Eïider, qui habite les îles des mers arctiques, et qui a l'habitude de se dépouiller de la sorte pour garnir son nid avec le duvet arraché à sa poitrine et à son ventre.
. La ponte a lieu , en général, une fois par an, quelquefois deux ; et, dans l’état de domesticité, la fécondité devient encore plus grande. Le nombre des œufs est plus considérable chez les petites espèces que chez les grandes : les Aigles n’en pondent qu'un ou deux ; la Mésange et le Roitelet, quinze à vingt.
« La constance avec laquelle ces oiseaux couvent leurs œufs est admirable ; quelquefois les deux parents se partagent ce soin ; d’autres fois le mâle se borne à veiller aux besoins de la femelle pendant que celle-ci reste accroupie sur ses œufs; et dans d’autres espèces, c’est la mère qui s'occupe seule de l’incubation. En général, ce n’est qu à regret et poussée par la faim qu'elle quitte pour quelques mstants sa progéniture, et lorsque ses petits sont éclos, son imstinct maternel la porte à leur prodiguer les soins les plus tendres : elle les recouvre de ses ailes pour les préserver du froid, et leur apporte une nourriture choisie, que souvent elle dégorge dans leur gosier après l'avoir à moitié digérée pour la rendre plus appropriée à leur estomac délicat. On la voit aussi guider leurs premiers pas, leur apprendre à se servir de leurs ailes, et, lorsqu'un danger les menace, déployer pour les sauver autant de courage ‘que de dévouement, et on pourrait presque dire d'intelligence. Il est cependant quelques oiseaux qui déposent leurs œufs dans des nids qui ne leur appartiennent pas, afin de les faire couver par des Mourrices étrangères : tel est le Coucou, qui pond ses œufs un à un dans des nids de Fauvettes, de Bruants, de Merles, ou de quelque lautre oiseau insectivore ayant l'habitude de nourrir ses petits avec des aliments convenables aussi pour les jeunes Coucous ; et, chose remarquable, la couveuse qui s’y trouve devient pour ces intrus une mère tendre et infatigable, quoiqu'ils la privent de sa propre progéniture. |
| L'instinct qui porte l'oiseau à couver ses œufs est, en général,
des plus puissants ; et cependant cette impulsion, en quelque sorte aveugle, est susceptible d'être, jusqu'à un certain point, modifiée par les circonstances extérieures : ainsi les Autruches couvent leurs œufs lorsqu'elles habitent les climats tempérés, mais en abandon nent l'incubation à la chaleur des rayons solaires lorsqu'elles vivent sous la zone torride. Il paraîtrait aussi que souvent plusieurs de ces grands oiseaux réunissent leurs œufs dans un même trou, et se ré laient à tour de rôle pour les couver. F
$ 155. Les soins que les oiseaux donnent à leur progéniture so un sujet d'observation plein d'intérêt ; mais un instinct plus single her, et par conséquent plus remarquable encore, est celui qui porté certaines espèces à changer de climat suivant les saisons, et faire, à des époques déterminées de l’année, des voyages plus ou moins longs. Quelques espèces émigrent ainsi pour fuir el froid ou pour chercher une température moins élevée, et vont daïis le Midi ou dans le Nord pour pondre ou pour y passer le temps "del la mue; d’autres changent de pays pour se procurer plus faciles) ment des moyens de subsistance : la plupart des insectivores sonM dans ce Cas; mais il est des oiseaux qui exécutent des voyages né guliers sans y être sollicités par aucune cause appréciable, et san que leur déplacement paraisse porter aucun changement bien non table dans les conditions où ils se trouvent. Du reste, quelle qut soit la circonstance qui rende la migration périodique des oiseau utile à eux-mêmes ou à leur progéniture, il est bien évident que @el n'est pas elle qui en est ordinairement la cause déterminante : lei oiseaux voyageurs éprouvent à certaines époques de l’année le be» soin de changer de place, comme ils éprouvent dans d’autres mo ments le désir de construire leur nid, sans y être portés par un cal cul intellectuel ou par la prévision des avantages qu’ils en recueïlk leront. C'est un instinct aveugle qui, en général, les pousse, et qui se développe quelquefois indépendament de tout ce qui peun influer dans le moment sur le bien-être de l’animal. Ainsi, dans des expériences faites sur quelques oiseaux voyageurs de nos pays, OI a vu ce besoin se manifester avec force à l’époque ordinaire, bier qu'on eût le soin de maintenir autour de ces animaux une temp rature constante, de leur donner une nourriture convenable , eh qu'on eût eu la précaution de choisir de jeunes individus qui n'a vaient pas encore pu contracter l'habitude des migrations. Lors qu'ils changent de climat, ils n’attendent pas pour partir quemle froid leur soit devenu insupportable, et ils ne sont pas repousséss peu à peu vers le Midi par les empiétements de l'hiver; mais ilsMles précèdent, et se transportent de suite et presque tout d'un trail dans les régions tropicales ; souvent on les voit revenir au prin-
temps lorsque la température est encore au-dessous de ce qu’elle était au moment de leur départ ; et, pour certaines espèces, nous le répétons , les migrations ne coïncident avec aucune circonstance extérieure appréciable. Ce phénomène est par conséquent inexplicable ; mais en cela il ne diffère pas de tous ceux que détermine l'instinct, et à mesure que nous avancerons dans l'étude des animaux, nous aurons l'occasion d'en voir un grand nombre qui ne sont ni moins intéressants ni moins incompréhensibles.
Mais de ce que les migrations dépendent d’une impulsion instinctive et aveugle, il ne faut pas en conciure que les circonstances exmérieures soient sans influence sur le développement du besoin que les oiseaux voyageurs éprouvent de changer d'habitation: on remarque, au contraire, que ce phénomène coïncide, en général, avec “es variations atmosphériques, et que le moment de l'arrivée et du “départ est souvent avancé ou retardé, suivant que la saison froide se prolonge plus ou moins $8 156. Un autre fait non moins curieux dans l'histoire des oiseaux est la faculté à l’aide de laquelle ces animaux s’orientent “ans un pays inconnu , et savent reconnaître à des distances immenses la route à suivre pour regagner leur nid. Les Pigeons voyageurs et les Hirondelles nous offrent un exemple remarquable de cet instinct ou sens incompréhensible pour l'homme. Ni l'instinct "1 l'intelligence ne paraissent devoir suffire pour guider certains oi- “eaux , tels que les Pigeons et les Hirondelles, qui, mis en liberté “après avoir été transportés dans des paniers bien fermés à des cen- “aines de lieues de leur nid, prennent leur vol sans hésitation, et se dirigent en ligne droite vers le lieu où est restée leur jeune famille, comme si celle-ci était sous leurs yeux. Lorsque le Chien et les “autres mammifères retrouvent leur chemin à de grandes distances ou suivent de loin la trace de quelque autre animal, ils se dirigent ordinairement en prenant pour guide les sensations reçues par le sens de l’odorat, dont la délicatesse est extrême chez ces animaux ; “mais pour les Pigeons-Messagers, qu’on voit voler d'un trait de Bordeaux à Bruxelles , par exemple, on ne peut supposer rien de semblable, et on ne peut même faire de conjecture sur la nature de la faculté qui les guide.
$ 157. Les oiseaux diffèrent beaucoup moins entre eux que les divers mammifères. À l'exception Ge quelques modifications dans le plamage, dans la forme générale du corps, dans la disposition du bec et dans la conformation des pieds, ils se ressemblent extrêmement : aussi la classe qu'ils forment est-elle difficile à bien subdiviser. | La classification des oiseaux, comme celle des mammifères, se
fonde principalement sur les modifications qui se remarquent dans
les organes de mastication et de préhension ou de locomotion, c'est à-dire le bec et les pieds.
D'après ces caractères, on les divise en six ordres, savoir : A Rapaces ou oiseaux de proie, les Passereaux,, les Grimpeurs , Lu Gallinacés, les Echassiers et les Palmipèdes. h
S 158. Les Rapaces Où OISEAUX DE PRO Se reconnaissent à 1 puissance de leurs serres et de leur bec (pl: 9, fig. 4, 2); la mam dibule supérieure est robuste, recourbée vers le bout, et terminé” en une pointe aiguë propre à déchirer la chair des animaux dont il" se nourrissent, et les doigts, également vigoureux, sont garni d'ongles crochus et puissants, à l’aide desquels ils saisissent leu proie. En général, toutes les parties de leur corps indiquent um force considérable, et leur aspect dénote leur caractère farouche.
Les uns sont diurnes, et se reconnaissent à leur plumage serr. et à leurs yeux dirigés latéralement: ce sont les Vautours , les Gy paètes (pl. 9, fig. 1), les Faucons, les Aigles, les Eperviers, le Milans , les Buses, etc.
Les autres sont nocturnes et constituent la famille des Hibow (pl. 9, fig. 3), caractérisée par un plumage lâche et par la direc: tion antérieure des veux.
$ 159. Les Passereaux ont les pattes grêles , faibles et confor mées de la manière ordinaire, c’est-à-dire ni palmées ni armée d'ongles crochus et puissants, ni allongées en forme d’échasses, e ayant un seul doigt dirigé en arrière. Leur bec est faible, droit , e peu ou point crochu, leurs ailes assez grandes; enfin ils sont tou de petite ou de moyenne taille, et ils ont en général des forme sveltes et légères. Les uns sont insectivores , d’autres sont grani: vores . et d’autres sont omnivores , et c'est dans cet ordre que s rangent tous les oiseaux chanteurs et la plupart des oiseaux din passage. Le nombre des Passereaux est immense, et nous nous bon nerons à citer comme exemples les Pies-Grièches , les Merles, le: Fauvettes, les Hirondelles (pl. 9, fig: k), les Engoulevents, le: Alouettes , les Moineaux, les Corbeaux, les Oiseaux de paradis, les Colibris ou Oisezux-Mouches, les Roitelets , les Martins-Pécheurs et les Calaos.
$ 160. Les GrimPeurs sont des oiseaux qui, avec le régime en l'organisation ordinaire des Passereaux, ont les doigts dirigés deux en avant et deux en arrière (pl. 9, fig. 5), disposition qui leur pers. met de se mieux cramponner au tronc et aux branches des arbres". sur lesquels ils grimpent dans toutes les directions , quelquefois” même en se servant de leur bec pour faciliter leurs mouvements! On range dans cette division les Toucans, remarquables par leur énorme bec, les Perroquets , les Coucous, les Pics. |
[4 A. VERTÉBRÉS. — OISEAUX. 143 "164. Les Gazuinacés ont le bec médiocre, renflé en dessus , et ropre seulement à un régime granivore ; les ailes courtes, le COrps lourd , les pattes médiocres et les doigts faibles, mais réunis ordinairement à leur base par un petit repli cutané. La plupart de ces oiseaux volent mal, ne nichent pas sur les arbres, et cherchent leur nourriture à terre. Cet ordre se compose de deux familles bien distinctes, celle des Pigeons et celle des Gallinacés proprement dits, comprenant le Coq, les Faisans, les Paons , les Pindons , les Pinades , les Perdrix, les Cailles, les Lagopèdes ou Perdrix de neige, les Coqs de bruyère, les Pigeons, etc.
. $ 162. Les Ecuassrers se reconnaissent à leurs tarses très élevés etlà leurs jambes dénuées de plumes vers le bas (pl. 9, fig. 6 ), disposition qui les fait paraître comme montés sur des échasses, et qui est très favorable, ‘soit à la rapidité de la course, soit au passage 1 gué dans des eaux peu profondes. Leur taille est en général élanée, et la longueur de leur cou est telle que, tant haut montés qu'ils voient sur leurs pattes, ils peuvent, sans se baisser, ramasser à erre leurs aliments. Les uns se nourrissent d'herbes, les autres de eptles aquatiques , de mollusques , de petits poissons, etc. On range dans cette division les Oiseaux de rivage, tels que les Hérons , les Grues , les Cigognes ( pl. 9 , fig. 6 ), les Butors, les Bécasses , les Ibis , les Poules d’eau, les Flamants ! etc., et quelques autres genres qui n habitent pas dans le voisinage des eaux, nais qui ressemblent aux précédents par leur conformation, les Autruches , les Casoars et les Outardes, par exemple. $S 163. Enfin, les PazmiPènes ou Oiseaux NAcEURs sont caractéisés par leurs pattes, de longueur médiocre, terminées par une arge nageoire (pl. 9, fig. 7). Ces rames sont formées par les doigts réunis à l’aide d’un repli de la peau, et sont en général plaes très loin en arrière, ce qui est favorable à la nage, mais rend la marche difficile. Nous citerons comme exemples de ce groupe es Manchots et les Pingouins, qui ont les ailes si courtes qu'elles ne peuvent servir au vol; les Pétrels , les Albatros, les Goëlands set les Sternes ou Hirondelles de mer, qui ont au contraire les ailes longues et le vol puissant; les Pélicans (fig. 5), les Frégates et les ous, qui Sont non moins bien organisés pour le vol que les précédents, et se font remarquer par une palmure encore plus complète des pattes ; enfin les Cygnes, les Oies et les Canards, dont le bec 1est revêtu d’une peau molle , au lieu d’être garni de corne.