‹ Cahiers d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 56 sur 84 · PROPREMENT DITS · texte numérisé non relu

PROPREMENT DITS

$ 246. Dans ce groupe, le système nerveux se compose toujours de plusieurs ganglions réunis par des cordons médullaires, de façon à former une sorte de collier plus ou moins serré autour dé l'œsophage, mais à ne pas se prolonger postérieurement en manière de chaîne sous-intestinale, comme chez les animaux annelés.

La forme générale de ces mollusques est extrêmement variable: Leur corps est toujours mou, et ce n'est même que chez un très petit nombre d’entre eux {la seiche, par exemple) qu'il existe à l'intérieur quelques pièces solides non articulées et servant à pro= téger les viscères plutôt qu’à fournir à l'appareil locomoteur des leviers et des points d'appui. Les muscles se fixent directement aux téguments, et n’agissent guère que sur le point même où ils s’insèrent : aussi les mouvements ne sont-ils que lents et en général mal déterminés. Chez un petit nombre de ces êtres (les poulpes, etc. ), il existe des appendices flexibles et allongés destinés à la locomotion (pl. 44, fig. 4); mais, dans la plupart des cas, l'animal ne peut se déplacer que par les contractions successives des divers points de la surface inférieure de son corps, et, lors même qu'il existe des membres, ces organes sont réunis en groupe à l’une des extrémités du corps, et jamais disposés en séries symétriques comme chez les animaux vertébrés et articulés.

La peau des mollusques, toujours molle et visqueuse, forme souvent des replis qui enveloppent plus ou moins complétement le corps, et cette disposition a fait donner le nom de manteau à la portion de tégument qui fournit d'ordinaire ces expansions. Souvent ce manteau est presque entièrement libre, et constitue deux grandes voiles qui cachent tout le reste de l'animal , ou bien ces deux lames se réunissent de manière à former un tube : : mais d’autres fois il ne consiste qu’en une espèce de disque dorsal dont les bords seuls sont libres ou entourent plus exactement le corps sous la forme d’un sac.

8 247. En général, cette peau molle est protègée par une espèce de cuirasse pierreuse nommée coquille. C’est une sécrétion ayants quelque analogie avec celle de l’épiderme qui produit cette enve= loppe. Les follicules, logés d'ordinaire dans les bords du manteau, déposent à sa surface une matière semi-cornée mêlée à une pro= portion plus ou moins forte de carbonate calcaire qui se moule sun les parties sous-jacentes et se solidifie. La lame ainsi formée s'é= paissit et s'accroît par le dépôt successif de matières nouvelles. Sa

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