DÉLIQUESCENCE. EFFLORESCENCE
maintient la souplesse de la peau. C’est donc à leur avidité pour l’eau que ces matières doivent cette propriété, qui se trahit aussi par le happemient à la langue, ou adhérence qu'elles contractent avec l'organe en s’emparant rapidement de son humidité. Le happement à la langue s’observe surtout dans les argiles, et peut presque sûrement faire distinguer les calcaires argileux des calcaires purs.
Odeur, — Il faut distinguer les odeurs propres qui caractérisent certaines substances : celles du Cuivre, de l’Etain, du Fer ; et les odeurs accidentelles qui sont dues à la présence de corps étrangers, comme l'odeur fétide que développent certains calcaires , et qu'on attribue à la décomposition de matières organiques dans le sein de la terre.
L'’odeur d’une substance peut s’observer directement, comme pour les bitumes et les métaux que nous avons nommés tout-àl'heure ; mais le plus généralement c'est par la combustion qu’on la développe , comme pour le Soufre et les Sulfures, pour le Sélénium , qui donne une odeur de raifort , pour l’Arsenic, qui produit une odeur d'ail; c’est aussi par le frottement, comme pour le Quartz -et les matières siliceuses ; et par l’haleine, comme pour plusieurs substances terreuses.
Saveur. — Cette propriété ne peut être développée que par les substances solubles, les seules que le goût puisse apprécier. Or, comme ces substances, en petit nombre, disparaissent en général dissoutes par l’eau , on ne peut tirer des saveurs aucun caractère important. On distingue cependant la saveur acide dans certaines eaux ; la saveur sulée, dans le sel commun; la saveur fraiche, dans le salpêtre ; la saveur styptique ou astringente, dans le sulfate de fer, l’alun ; la saveur alcaline, dans le sous-carbonate de potasse; la saveur amère, äâcre, caustique, etc.
Son. — Il ne s’agit point ici de l’appréciation de l'ébranlement des molécules par la percussion , dont il a été question à propos de l'élasticité. On entend seulement la sonorité dans l’acception vulgaire du mot. Quelques roches nous la présentent à un haut degré, comme le Phonolithe, qui doit son nom à cette propriété (1).