TERRAINS SECONDAIRES
TERRAIN PÉNÉEN.
PNR JEU
S 72. Grès rouge. — Les dépôts de la formation la plus ancienne des terrains secondaires constituent le terrain nommé quelquefois “Pénéen. Ses couches les plus inférieures sont désignées par les géo-
logues sous les noms de conglomérat rouge, de nouveau grès rouge, Par opposition au vieux grès rouge des terrains dévoniens, de grès rouge, de rothliegende ou rothe todte liegende (fond stérile rouge), ete. Ils forment souvent une assise de 200 mètres d'épaisseur, et renferment à peine quelques débris d'êtres organisés. En France, on les “rencontre autour du massif de terrains anciens qui forme la partie “centrale et culminante des Vosges (2).
Calcaire alpin. — Au-dessus de ce grès rouge, on trouve dans divers points (dans le Calvados, en Angleterre et dans l'Allemagne “centrale, par exemple) un dépôt de calcaire qui contient, souvent en quantité considérable, la terre particulière nommée magnésie , et qui forme quelquefois des assises d’une grande épaisseur. Ce terain (3), désigné sous les noms de zechstein, de calcaire magné- Sien, de calcaire alpin (4), etc., renferme quelques débris de fucus et un assez grand nombre de zoophytes , de mollusques , de pois- “sons fossiles.
« S$ 73. C'est vers cette époque géologique que des animaux de la
(1) Voyez pl. 3, fig. 4, B.
(2) PI. 5, fig, 1.
(5), PL, 5, fig, 4,4,
(4).Ce nom à été donné au terrain dont il Kroyait qu’il constituait en grande partie le ujourd'hui que le calcaire de cette chaîne Moins reculée,
Q à , (ie = 1 | est ici question, à l'époque où l’on s montagnes des Alpes; mais on sait appartieut à une époque géologique
classe des reptiles paraissent avoir été créés. On a observé dans le grès rouge d'unendroit, en Ecosse, des empreintes qui semblent être | les marques laissées dans un terrain mou par les pas de tortues, et on a même découvert, dans des terrains salifères, des débris . fossiles de crocodiles et de quelques autres sauriens. Quelques géologues pensent qu’il existait aussi des oiseaux à cette époque, car ils considèrent comme des marques laissées par les pattes de ces animaux, des empreintes fort remarquables creusées dans un grès rouge de l'Amérique.
Soulévement (4°) du système des Pays-Bas et du sud du pays de Galles; direction E. 50 S.-à 0.50 N.
$ 74. Ce soulèvement n’a guère produit que des dislocations et. des mouvements de compression à travers les Pays-Bas; :l a déterminé ainsi un grand nombre de failles, replié et contourné en sens divers les couches préexistantes. Des traces de ce système se retrouvent dans la Bretagne, dans l'alignement de certains flots granitiques des environs de Laval à Quimper. |
& 75. Grès vosgien. — Après cette catastrophe , sur les dislocations du terrain pénéen , repose en couches horizontales une’ roche composée de grains de quartz, à surface brillante, enduite | d'oxyde de fer ou d’hydrate de cet oxyde, friable en grande partie, parce que les grains n'en sont point réunis par un ciment, cette roche est nommée grès vosgien, en raison de sa texture et du lieu | où elle est le plus développée (1). Elle renferme très peu de débris: organiques.
Soulèvement (8) du système du Rhin ; | A direction N. 210 E. à S,. 210 O.
8 76. Les grès vosgiens ont été portés à diverses hauteurs par ce soulèvement, sans que leur position horizontale ait été dérangée. | Ce système , du reste, est un des plus simples et consiste princi.-| palement en deux grandes falaises sur ies deux rives du Rhin, entre Bâle et Mayence. Certains petits dépôts houillers du plateau central de la France sont alignés sur celte direction, et l'appaz rition de porphyres feldspathiques du Morvan paraît se rattacher également à ce système.