GÉOLOGIE. RÉSUMÉ
on trouve des exemples de chacun des grands embranchements du
règne animal. Dans les mers où se sont déposés les terrains dévo-
niens vivaient, non seulement des Zoophytes.et des Mollusques ,
mais aussi des Articulés et des Vertébrés. Les Poissons de la période houillère offrent un développement organique supérieur à
celui des Poissons d'aujourd'hui. Les Reptiles des terrains jurassiques possédaient une structure plus puissante que ceux de l'époque actuelle. On rencontre, dans les dalles du grès bigarré , des empreintes de pattes d'Oiseaux de taille gigantesque, et, parmi les Vertébrés, ce sont seulement les Mammifères les plus parfaits
dont l'apparition semble avoir été tardive. L'homme date de l'é-
poque plus récente : ses débris ne se trouvent que dans les allu-
vions déposées depuis la grande catastrophe qui paraît avoir sou-
levé les Alpes principales.
Lorsqu'on réfléchit à la longueur du temps qui a été évidemment employé par la nature pour effectuer tous ces changements, et pour élever au-dessus les unes des autres toutes ces assises gigantesques de roches diverses, l'imagination s’en effraie, et lorsqu'on voit des créations tout entières de plantes et d'animaux couvrir la surface de la terre et peupler les eaux, puis disparaître au point de ne laisser, pour toute trace de leur existence , que quelques débris mutilés, et faire place à une flore nouvelle et à une nouvelle population d'êtres animés, destinés à subir à leur tour un sort analogue, on se sent frappé d'étonnement, et l’on se demande si le Créateur de merveilles si grandes, réserve à notre terre actuelle, Quelque catastrophe qui viendra marquer leterme de la tranquillité dont nous jouissons.
Si nous interrogeons les perturbations dont nous venons d’étudier la série , elles nous apparaissent comme un mécanisme nécessaire de la vie du globe, et nous n'y découvrons aucune loi qui puisse nous garantir un calme indéfini. Nous avons vu les catastroz phes les plus affreuses succéder à de faibles accidents ; les terrains arrêtés plus ou moins brusquement dans leur formation. Rien ne nous annonce que l'énergie des forces souterraines aille s’affaiblissant ; et les terribles secousses que nous avons décrites à propos “es phénomènes dont notre globe est le théâtre, prouvent assez que les fondements de la terre ne sont pas immuables. L'idée d'une fin, et aussi celle d’un renouvellement des choses se présente donc à nous comme une conséquence possible et naturelle de l’histoire . passée de notre planète, et cette idée se retrouve dans les croyances et les espérances religieuses de tous les peuples, comme le souvenir du déluge dans leurs traditions.