DE LA VOIX
& 77. La voix consiste dans la production d'un son particulier , à l'aide de l'air qui s'échappe des poumons. Un grand nombre d'organes prennent part à l'exercice de cette fonction ; mais celui qui en est spécialement le siége, c'est le larynx, espèce de tuyau cartilagineux qui, à son extrémité supérieure, débouche dans le pharynx par une ouverture nommée glotte, et qui, par son ouverture inférieure, communique avec la trachée-artère, dont elle n’est, pour ainsi dire, qu'un prolongement (pl. 2, fig. 7, 8 ).
Le larynx est l'organe essentiellement producteur de la voix, et c’est le passage de l'air dans son intérieur qui occasionne les sons qui s’y forment. En effet, pour priver un animal de cette faculté, il suffit de lui ouvrir la trachée-artère; car alors, l'air, pouvant sortir à travers cette issue accidentelle, ne traverse plus le larynx, et n’éprouve plus les vibrations qui lui auraient été imprimées par cet organe.
Dans l'intérieur du larynx, on trouve deux replis membrañeux qui sont dirigés d'avanten arrière, et ressemblent assez au bord | d'une boutonnière ; on les nomme ligaments inférieurs dela glotte ou cordes vocales ; la production des sons dépend principalement de | leur action sur l'air qui traverse l'espèce de fente qu'elles forment. !
Quant à la parole , elle est le produit des modifications que reçoit | la colonne d'air dans l’intérieur de la bouche, par les actions com- | binées du voile du palais , des joues, de la langue et des lèvres. |
L'appareil vocal est conformé à peu près de même chez tous les ! autres mammifères , mais offre moins de perfection que chez | l'homme. Enfin chez les oiseaux , il existe un second larynx à l'ex- ! trémité inférieure de la trachée-artère, et c'est dans cet organe que se forme la voix de ces animaux ; mais le chant des insectes | ne résulte pas de l’action d'instruments semblables et dépend du | frottement de diverses parties du corps les unes sur les autres.