‹ Cahiers d'histoire naturelleChapitre 56 sur 235 · CLASSE DES ACÉPHALES · texte numérisé non relu

CLASSE DES ACÉPHALES

$ 257. Les mollusques dont nous nous sommes occupés jusqu'ici ont tous une tête distincte ; ceux dont il nous reste à parler en sont dépourvus, et montrent dans toute leur organisation une simplicité plus grande. Leur corps est enveloppé tout entier par le manteau, comme un livre dans sa couverture; la peau du dos, en effet, n'est. adhérente que vers le milieu, et forme de chaque côté un grand repli ou voile qui recouvre toutes les autres parties de l'animal (pl. 14, fig. 7 ), et quelquefois même se joint à son congénère de façon à ne laisser d'ouvertures qu’en avant et en arrière, et à constituer deux longs tubes pour le passage de l’eau nécessaire à la respiration (fig. 6 ). Une coquille composée de deux battants ou valves recouvre ce manteau en totalité ou en partie, et présente à sa partie supérieure une charnière garnie d'un ligament élastique, dont le jeu fait bâiller les valves toutes les fois que les muscles, étendus de l'une à l’autre, ne se contractent pas pour les maintenir fermées. Les viscères sont réunis en une petite masse sous la partie dorsale du manteau, et la portion ventrale du corps se prolonge en général de façon à former un pied charnu ayant quelque analogie avec celui des gastéropodes, mais beaucoup moins bien conforné pour la locomotion. Quelquefois c’est la face interne du manteau qui tient lieu d'organe respiratoire, et qui offre à cet effet, un réseau vasculaire très développé (chez les térébratules, par exemple ); mais, en. général, il existe un appareil branchial très

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