C.UIIER DE MAIZIÈRES
modique, il serait à propos que le martelage des coupes annuelles et le récolement Fussent faits par un inspecteur qui serait nommé à cet eiïet par les États provinciaux et qui serait tenu de se faire assister dans ses opérations de gardes desdits bois, afin d'épargner les frais de délivrance, martelage et récolement par la Maîtrise, qui absorbent une forte partie du produit des coupes.
Nous désirons que Sa Majesté fasse briller sa sagesse et ses vertus sur le trône français pendant une longue vie, toujours soulagé et aidé du travail et des conseils du ministre à qui la direction des finances est confiée ; c'est le moyen le plus assuré de rendre ce royaume florissant et de faire le bonheur des peuples qu'il renferme; c'est à quoi nous bornerons nos souhaits, et nous ne cesserons d'adresser au Ciel de ferventes prières pour qu'ils soient exaucés.
Fait et arrêté double en l'assemblée de la communauté de Mai ières, convoquée au son de la cloche par-devant nous François Benoist, maire en la justice de Maizières, cejourd'hui vingt et un mars mil sept cent quatre-vingt-neuf, et les habitants présents qui savent signer ont signé avec nous.
L. Priant; J. Estienne; Bach; Joseph Gérard; J.-F. Paixhans ; F. Benoist, maire ; Pagny, syndic.
MALAUCOURT
Procès-verbal d'assemblée de la communauté de Malaucourt
pour la nomination des députés
Aujourd'hui, vingtième jour de mars mil sept cent quatrevingt-neuf, en rassemblée convoquée au son de la cloche en la manière accoutumée, sont comparus chez Claude Frecot, syndic de l'assemblée municip.ile de Malaucourt ('), par-devant
I. Impositions ordinaires i)our les six premiers mois de l'année jjqo:
Imposition principale a3a '^ 8 s. 3 d.
ImptJsUiona accessoires 633 4 ^
Capitation 526 i6 ■
Total iSrja^ 8 s. 8d.
Dêux vingiièmes et quatre sous peur livre du premier jiour //f^o ; „. - j i i*"" cahier ... 1 343 -H- us. 3 d.
Biens-fonds. . { ^, ^^^ier ... 3q8 6
398 6 3 (Arch. Meurthe-et-MoscUe, L. 3o8.)
Total 1 741 "^ 17 s. 6 d.
die, L. 3o8.)
49^ BAILLIAGE DE YIG
ledit Claude Frecot et les élus de la municipalité, les personnes de Nicolas Masson, Nicolas Riot,... (au total quarante-neuf comparants), tous nés français, âgés au moins de vingt-cinq ans, compris dans les rôles des impositions des habitants de Malaucourt, paroisse composée de soixante et quinze habitants, lesquels, pour obéir aux ordres de Sa Majesté par les lettres données à Versailles le vingt-quatre janvier mil sept cent quatre-vingt-neuf, pour la convocation et tenue des États généraux du royaume, et satisfaire aux dispositions du règlement y annexé, ainsi qu'à l'ordonnance de Monsieur le président, lieutenant-général, dont ils ont déclaré avoir une parfaite connaissance, tant par la lecture et publication faite au prône de la messe paroissiale par Monsieur le curé le quinzième jour du présent mois, et par la lecture et publication et affiche pareillement faites à l'issue de ladite messe devant la porte de l'église, nous ont déclaré que, conformément aux intentions paternelles de Sa Majesté, à laquelle ils offrent leurs plus humbles actions de grâces, ils allaient d'abord s'occuper de la rédaction de leur caliier de plaintes, doléances et remontrances ; ils prient donc Sa Majesté d'être persuadée de leur entier dévouement à sa personne sacrée et du désir constant qu'ils ont et auront toujours de contribuer aux charges de l'État.
Cahier des plaintes, doléances et remontrances de la communauté de Malaucourt, coté et paraphé par nous soussigné, syndic de la communauté de Malaucourt, par première et dernière page, le vingtième jour de mars mil sept cent quatre-vingt-neuf.
Claude Frecot, syndic.
Les habitants de ladite communauté supplient Sa Majesté de leur permettre de lui représenter que la proportion des charges qu'ils supportent excède leurs facultés ; ils ont l'honneur de remarquer :
Art. I. — Que leur ban contient mille quatre cents jours de terres arables et trois cent soixante fauchées de prés : c'est la totalité de leur ban, sur quoi il faut ajouter cent quatre-vingts jours de communes, dont Monseigneur l'évêque de Metz jouit du tiers, lesquelles communes ont été défrichées et cultivées par lesdits habitants, suivant l'ordonnance de Sa Majesté, les-