XXVII
Procès-verbal .
« i5 mars 1789, sont comparus au greflc de la municipalité de Ber-
trambois et la Forêt (»), par-devant nous, Nicolas Maugcl, syndic
municipal. »
Communauté composée de 180 feux.
I. Imposilions ordinaires et prestation des chemins pour les six premiers mois Ce Tanoce i^go:
Imposition principale i^S'f^ 1 s. » d.
Accessoires de l'imposition principale. . . . a88 i6 »
Capitntii n et ses accessoires 33o 5 3
TaxalioDS des collecteurs lo t8 8
Droit de quittance au receveur des finances. a i A
l'reblation des chemins ni i i
Total géméral 888 ^ i s. 4 d.
(Arch. Meurthe-cl-MosclIc, L. 678.) Deux vingtièmes et quatre sous pour livre du premier pour lytjo : i aOg ^' la s.
(Ibid., L. 3o8.)
106 BAILLIAGE DE YIC
Députés : Joseph Picrson, MiclicI Marchai.
Signatures : M. Marchai ; Jean-Joseph Pierson ; Grosgeorge, grej^ fier ; Nicolas Maugel, syndic; N. Simon ; François Heimer.
Cahier contenant dix feuillets cotés et paraphés par premier et dernier par nous Nicolas Maugel, syndic municipal de la communauté de Bertrambois et la Forêt, et choisi du général des habitants, à l'effet d'auditionner les condoléances, plaintes et remontrances que ladite communauté représente à Sa Majesté, ainsi que les moyens de pourvoir et subvenir aux besoins de l'État, et enfin à tout ce qui peut intéresser la prospérité du royaume, et celle de tout et un chacun de ses sujets, le tout conformément au désir de sadite Majesté, suivant ses lettre et règlement du 7 février dernier, desquels exécution est ordonnée par ordonnance de Mon-sieur Vignon, président, lieutenant-général du bailliage de Vie, en l'absence de Monsieur le bailli d'épée au même siège, pour la convocation des trois États dudit bailliage, du 27 février dernier
Situation des villages de Bertrambois et la Forêt
Les villages de Bertrambois la FonH sont des plus circules , de rÉvêché de Metz ; ils sont situés^ dans les forêts (d'où de-^ viennent ces noms sans doute), frontère et riverains des montagnes de part et d'autre.
Dans les deux endroits, qui sont contigus Tun de l'autre, et presque joints, il n'est pas vingt maisons que l'on puisse arroger ce titre ; le surplus n'est que des baraques en bois dressé, gazonné et muré par les habitants qui les occupent, n'ayant tous moyens à se loger différemment.
Dans les deux endroits il n'est aucun habitant possédant art et profession, point de marchands, commerçants ni autre trafic n'ayant aucun qui ait à faire le moindre fonds, attendu que c'est tous des pauvres gens pour ne pas dire tous mendiants.
J-e territoire de ces lieux est d'une très petite étendue, environné de montagnes et par conséquent de forêts de part et d'autre, et parla très casuel, attendu les neiges, gelées, brouil-