‹ Cahiers de doléances des bailliages des généralités de Metz et de Nancy pour les États généraux de 1789. 1. sér.; Département de Meurthe-et-Moselle (volume 3)Chapitre 205 sur 246 · C.\.HII:R de REIIERREY ET IIADOMEY fi I (J · texte numérisé non relu

C.\.HII:R de REIIERREY ET IIADOMEY fi I (J

Art. m. — Il en coûte maintenant la*^ à un laboureur pour être libéré des corvées qu'il faisait autrefois lui-même dans une journée ; la conversion des corvées manuelles en prestation d'argent nous est donc bien nuisible ; nous savons, à la vérité, qu'elle est avantageuse à d'autres cantons ([ue le nôtre qui n'ont pas la même facilité que nous d'entretenir les routes ; mais, du moins, nous demandons au Roi de ne pas entretenir seuls les routes que nous usons le moins ; pourquoi le pauvre peuple seul serait-il obligé de retrancher de son nécessaire ou de quitter ses travaux ordinaires pour entretenir ou pour baigner de ses sueurs des routes sur lesquelles tant d'autres promènent continuellement leur luxe, leurs richesses et leur indolence ?

.A.RT. i3. — Pour peu que l'on rélléchisse sur la nature de beaucoup d'impôts qu'on a établis ou augmentés jusqu'à présent, il est aisé de voir qu'ils pèsent surtout sur ceux qui sont 1(^ moins en état de les supporter, je veux dire le peuple, et le jieuple des campagnes ; un campagnard use plus de souliers qu'un riche commerçant, et il est moins en état d'en acheter; il est donc trop chargé par la marque des cuirs; il en est de même du fer, etc. Il est donc bien à désirer pour nous et, [d']ailleurs, il paraît bien juste qu'en distinguant les choses de nécessité de celles du luxe, on impose moins les premières, à raison de leur nécessité, et les dernières d'autant puisqu'elles seront j)lus de luxe, et par conséquent moins nécessaires ; ce qui prouverait l'utilité de ce règlement mis en pratique, c'est que l'aisance et le bonheur semblent abandonner les campagnes à mesure que le luxe y fait des progrès.

Art. i4' — En ce qui concerne le rétablissement des églises, on demande que les réparations desdites églises soient faites jjar les décimateurs qui tirent les revenus dans les communautés, comme il était d'usage ancien dans la province : il est malheureux pour des pauvres habitants de campagne, qui ne tirent aucun bénéfice dans les paroisses, d'être surchargés de ces sortes de réparations par la déclaration du Roi donnée à Versailles le ii janvier 1772, enregistrée en la Cour du parlement de Metz le 16 mars suivant. Il est aussi bien sensible au pauvre peuple de voir des revenus aussi considérables, (pii se montent annuellement à la somme de i 364^ pour les susdits décimateurs qui sont le s"" prieur abbé de Senones et Mon-

sieur le curé de Brouville, ce qui mériterait bien qu'ils en fassent les réparations nécessaires, tandis qu'ils jouissent des bénéfices susdits.

Claude Voinol, syndic; Pierre Voinot, député ; Doïmn\(\\\Q Marchai, député; D. Jandel ; Hjdulphe Michel ; Jean Lallemant.

REIVIEREVILLE

GXXXV-

« Procès-verbal d'assemblée du village de la communauté de Réméréville('), pour la nomination des députés. »

i5 mars 1789,

« Sont comparus en l'auditoire dudit lieu. 5)

Communauté composée de 80 feux, compris les veuves.

Députés : François-Léopold Gervais, Joseph Geoffroy.

Signatures : J. C. Voinier ; Jean Masson ; F. Vogin ; Joseph Geoffroy, syndic et député ; F. Gervais, député.

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