XVIII
Procès-verbal.
17 mars 1789, « Sont comparus en l'auditoire de ce lieu, par-devant nous, Antoine
Fried, syndic de la municipalité de Barst. » Lieu composé de 3o feux.
Député : Christophe Pierre.
Sicjnaturcs : Antoine Fried, si/ndic ; François Bequé ; Christophe
Girard; Christophe Pierre, député; ChristotFel Klein; J. C. Ar-
nould, greffier.
Cejourd'hiii, 17 mars 1789, en l'assemblée convoquée au son de la cloche en la manière ordinaire sont comparus dans la maison d'Antoine Fried, syndic de Barst, tous les habitants de Barst, pour s'occuper à la rédaction du cahier de doléances, plaintes et remontrances ; et y ayant vaqué, ils ont déclaré ce qui suit, et ont lesdits habitants, qui savent, signé le présent cahier qui contient huit pages, par nous soussigné, Antoine Fried, syndic, coté et paraphé par première et dernière page.
Art. I. — On se plaint de ce que les étrangers qui conduisent le sel jnsqu'à 3o et 4o lieues ne payent que deux sols par livre, tandis que nous sommes obligés d'en payer huit sols, et de le prendre à trois lieues de loin par des traverses et mauvais chemiiLS. Il serait juste que nons l'eussions à plus juste prix, attendu que les bois y sont consommés, ce qui nous enchérit le bois considérablement.
Les pauvres gens ne peuvent par rapport à cette cherté du sel se nourrir.
Si le sel était à plus juste prix, ils pourraient élever des bestiaux : par là, ils feraient plus d'engrais et retireraient plus de produit des terres.
Aut. 2. — Il serait à désirer pour le bien commiui que l'on puisse obvier aux fraudes et grandes usures des Juifs qui ruinent le j)cuj)le : on croit qu'on pourrait obliger les Juifs qui