C.VUIER DE BAHOiNVILLE 7 I
gros écus prix d'aujourd'hui, est forcé ou d'emprunter sans savoir comment il rendra, ou de mendier son pain : cet état déplorable ne manquera pas de toucher les cœurs bienfaisants des personnages respectables qui vont composer l'assemblée des Etats généraux, qui, animés de l'esprit d'équité, de charité et de justice, ne manqueront pas de communi(}uer cet esprit à toute la Nation.
Art. 19. — Les réparations et reconstructions des maisons curiales sont très onéreuses aux communautés; on voit avec peine le pauvre peuple journellement accablé et pour ainsi dire écrasé sous le poids d'une infinité d'impôts et de charges publiques : le Ministère pourrait trouver d'autres moyens pour adoucir les peines d'un peuple misérable, en obligeant les curés aux réparations et reconstructions de leurs maisons, ou leurs héritiers après leur mort, ou le nouveau curé entrant : le Clergé est assez riche pour se soutenir et s'entr'aider mutuellement.
Art. 20. — Ce qui paraît injuste dans ce village, c'est qu'on paye deux fois la dîme pour le môme objet ; on tire la dîme d'agneau, en même temps on tire la dîme de laine, ce qui est double emploi; l'un des deux suffirait, et on en demande la suppression.
Art. 21. — Chaque habitant dans cette communauté paye annuellement à son seigneur trois poules et une oie de rente ; il est injuste qu'on les paye à un prix arbitraire, ce ([ui exigerait une taxe.
Art. 22. — Il y a un maître de poste dans ce village, qui n'est point imposé en taille; la communauté n'en est point déchargée : elle demande une décharge ou que le maître de poste tire sa franchise au bureau.
Art. 28. — - Il est évident ([ue la suppression de la ferme de toute sorte d'espèce d'impôts diminuera la dépense et augmentera la recette.
Baronville ce iS'^ mars 1789.
N. Patez, syndic ; Joseph Hugy, premier élu; J. Paulus, deuxième éJii; N. Haman, troisiètne élu ; N. Leblanc, greffer ; Jean Petitmangin; Jean Mathias.
BARST