CAHIER DE SAULXURES-LÈ S-NANCY
se glise dans cette administration une infinité d’abus qui écrasent le peuple.
3° Que tous les impôts aujourd’hui établie, soient suprimées pour n’être plus à la vinire qu’un seul également suportées par tous les citoyens de quelque ordre qu’il soient, approportion de leur propriété et faculté et en conséquence les privilégié des villes de Nancy, Bar, Lunéville, qui deviennent à la charge des autres habitans de la province soient abolie.
4° Que la recette des impôts qui absorbent une partie considérable des deniers de la manière dont elle est faitte à présent, soit confié à chaque province, à qui la bonté du Roy permetteroit de s’impossé elle même, à raison de sa richesse et de sa population qui après s’être acquité de toutes ses charges, verseioit sans frais le surplus dans les coffres de l’État.
5° Que les salines de Lorraine dévastent toutes les forêts de ces cantons et sont cause de la rareté et cherté du bois, objet de première nécessité, dont le prix de vient, de jour en jour, si excessif, qu’il ne sera bientôt plus possible au peuple de faire cuire ses alimens et que pour obvier à cette rareté et cherté des bois il seroit à désirer que les salines de Châteaux Salins et ceux de Moyanvic soient abolie, vue que les Salines de Dieuse sont plus que suffisante pour la Lorraine et qu’on pouroeint encorre avoir le sel à meillieur prix qu’il n’est, sy on n an pasoit point à l’étranger.
6° Les remontrans trouvent à charge et très coûteux les officiers de la Maîtrise qu’ils désiroient qu’ils soit suprimé, vue que nous avons nos officiers de la haute justice qui nous fonts nos délivrance et qui feroient les ventes de nos haute futaille à moins de frais.
7° Les invantaires comme si devant fait dans notre Communauté par les officiers de la haute justice ne peuvent être faits moins onéreux.
8° La création des jurés priseurs est plus nuisible aux mineurs qu’avantageux; il est à désirer qu’ils soient suprimé.
9° La ferme général et pernissieuse par les traits de foraines; les acquits que Font est obligé de prendre à chaque pas deviennent souvent fâcheuse à des voituriers ignorants, dont ont confisque souvent les voitures et marchandise.
10° Que le peuple est prodigieusement greeé par l’impôt sur les cuirs et les papiers.
BAILLIAGE DE NANCY
11° Que le prix du tabac est également exucif (sic) ; qu’il seroit très avantageux à la province, comme cy-devant, de lui permettre de le planté, de le cultivé et de le rendre aussy commersable et que par là le peuple ne seroit plus expossés aux exès, aux violences et exactions sy fréquente des employées des fermes.
12° Que depuis que les abbayes et prieurés qui sont en grand nombre en Lorraine et dont les abés réguliers dépensent les revenus dans le pays ont été misse en commande, la province a souffert du déficit dans le numéraire que les commandatairs en portent et consomme aillieurs et qu’il seroit à désirer que les États provincieaux fusent les économe des revenues de ces abbaye et prieurés et de tous les maison religieuse qui possèdent une grande partie des plus beaux biens des campagne, ils les fisent tourné au profit de l’état à la décharge des citoyens.
13° 11 est bien malheureux qu’un propriétaire qui a trois, quatre jours de terres à ensemencer et premièrement chargées en subvention, ponts et chaussées, la contribution des corvées, la culture, les semences et les vingtième et qu’après toutes ces charges, la d,me luy emporte encorre l’onzième partie, qui fait que le propriétaire n’a presque plus rien pour luy, car la dîmes et trop forte de la moitiée.
14° Le montant des impossitions est de douze cent cinquante quatres livres, cinq sous, pour la subvention et pour les ponts et chaussées et pour le vingtième la somme de huit cent nonante deux livres, la dîmes à l’onzièmes partie, la contribution des corvées et deux cents neuf livres, un sous, qui fait qu’après toutes ses sommes payées par la Communauté de Saulxures surpassent de plus de moitiée ses revenus, vue que chaque habitan et encorre charger des rentes annuellement envers leurs seigneurs de deux bichet de bled, deux bichet d’avoine et trois poules qui empêchent même de payer les deniers de Sa Majesté.
15° Que ce village est pauvre à raison que presque toutes les terres de son ban son propriété par les seigneurs du lieu, maison religieuse et de divers propriétaires étranger, la quantité de clos qu’il y a sur le fmage et les prés en réserve, tant sur notre ban que celuy de Tomblaine, que Serbert juifs (1) a