‹ Cahiers de doléances des bailliages des généralités de Metz et de Nancy pour les États généraux de 1789Chapitre 152 sur 204 · Une feuille 420 mm. X 350 mm. pliée, formant 4 pages · texte numérisé non relu

Une feuille 420 mm. X 350 mm. pliée, formant 4 pages

T. IV

BAILLIAGE DE NANCY

Les contribuables sont imposés au rolle de la subvention, pour une somme de huit cent quinze livres, trois sous; à celui des ponts et chaussées huit cent quarente sept livres, neuf sous, six deniers; conséquemment à celle de deux cent soixante dix sept livres, deux sous, un denier, pour leur cotte part dans la prestation en argent pour les corvées, ce qui forme un total de mille neuf cent trente neuf livres, quatorze sous, sept deniers non compris les vingtièmes.

2° Les contribuables doivent en outre cent louis de constitution à M. Rouot de Fessieux demeurant à Nancy.

3° Vingt-cinq livres de taille annuelle aux Dames Ste Elizabeth de Nanci, par concession royale.

4° Trente livres, cinq sous, de taille au domaine de Sa Majesté. 5° Vingt six livres, cinq sous, huit deniers de rente au même domaine, pour terres aliénée en 1751 pour la reconstruction du presbitère

6° Enfin, l’église parroissiale qui est un vaisseau considérable, bâtie au moins depuis quatre siècles, sur le sommet de la montagne, battue constamment du vent et des orages, entraîne des réparations qui se portent annuellement à la somme de deux cents livres, prélevés sur les seuls contribuables du lieu, n’aiant aucun revenu attaché à la fabrique.

Les habitants considérant qui sont accablés de tant de maux, tant par le malheur des tems, l’inexpérience, l’incapacité de leurs anciens régisseurs, que, peut être, par celle des ministres et leurs agents, tant dans l’administration, que dans la finance, sans égard aux lois du Royaume et à celle de la Province qui veulent que les Français et les Lorrains, surtout en vertu de leurs privilèges, ne puissent être taxé que de leur consentement, ont insensiblement augmenté jusqu’à l’excès, par l’effet de leur volonté seule, la charge du peuple dont ils ont dissipé le produit; avisant au moyen de rétablir leur fortune en concourant à la bienveillance du Roy,

ainsi qu’au bien général de la nation, pour lequel ils sont prêts à faire toutes sortes de sacrifices,

ils demandent par la voie de leurs députés aux États Généraux :

1° Que leurs propriétés ne puissent être grevées d’aucun impôt qui ne soit préalablement consenti par lesdits États Généraux.

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