Cf. Pont-Saint-Vincent, art. 6; Maron, art
BAILLIAGE DE NANCY
campagne avoit pour cinq livres, monnoÿe de Lorraine, luy en coûte maintenant sept livres quinze même cours (1).
9° Supprimer une foule de charges qui ne produisent qu’une augmentation d’exaction sur le peuple [etc., le reste comme au cahier de Maron, art. 10 11 et 12, avec le mot « supprimé » au lieu du mot « abolir » dans l’art. 12] (2).
10° | Texte du cahier de Pont-Saint- Vin cent, art. 9, sauf in fine ] : faire une loy qui oblige tous les valets indistinctement, de tous les ordres, de mettre la main au chapeau et de subir le sort (3).
11° Proscrire également la clause de franchises d’impositions insérée par abus de noblesse et création d’officier, en un mot, que tout individu paye et contribue aux charges publiques quelconques en raison de ses revenus (4).
12° Débarasser la province des entraves multipliées dont les traites foraines environnent chaque ville ou village, ordonner que tous également puissent s’entrecommuniquer sans redouter cette armée d’employés des fermes, qui sont autant de bras enlevés à l’agriculture et voués à l’oisiveté (5).
13° [Texte du cahier de Pont-Saint-Vincent, art. 12; Messein, art. 9; Maron, art. 16, sauf in fine] « en augmentant... et leur accordant »... au lieu de : « augmenter. . et leur accorder».
14° Détruire les salines de Lorraine et autres usuines trop multipliées, comme forges et fayanceries et vereries, qui absorbent tout le bois des forêts et occasionneront dans peu que cette province, autrefois si belle par ses bois, en manquera totalement [etc., le reste comme au cahier de Pont-Saint- Vincent, art. 13, sauf les dix derniers mots qui sont ici supprimés et le mot : agriculteur au lieu du mot : laboureur] (6).
15° Exposer que le grand nombre de brasseries de bierre établies en Lorraine occasionnent une disette considérable dans l’espèce de grains qu’on y employé et qui serviroit à la subsistance des malheureux; que, d’ailleurs, ces brasseries augmente encore la cherté des bois par la grande consom-