‹ Cahiers de doléances des bailliages des généralités de Metz et de Nancy pour les États généraux de 1789Chapitre 78 sur 204 · CAHIER DE F AULX · texte numérisé non relu

CAHIER DE F AULX

PROCÈS-VERBAL (l).

Conforme au modèle officiel.

Date : 13 mars 1789.

Lieu : au greffe de Faulx.

Président : Nicolas Didillon, maire de la communauté de Faulx.

Greffier : .

Députés : Alexis Maige, marchand; Jean Grojean, vigneron.

Signataires : comme au bas du cahier de doléances.

Délibération de la Communauté de Faulx contenant

leurs plaintes, doléances et remontrances.

Cette délibération est la copie presque terme pour terme (y compris les particularités orthographiques) du cahier de doléances de Custines. Nous n'en reproduirons que les parties non concordantes. Pour le reste , voir : Cahier de Custines , p. 119).

[Préambule : de : « Ce jourd’huy » à « réclamations qui tendent » Voir Cahier de Custines.]

§ 1. A demander un soulagement dans les impositions; la raison en est sensible : il y a sur le ban de Faulx environ dixhuit cent jours de terre pour les trois saisons, qui appartiennent pour la plus grande partie à des gens de main morte, une autre partie aux seigneurs et à plusieurs forrains, en sorte qu’il y a peu de particuliers qui en possèdent. Il en est de même des vignes qui sont sur le même ban. Cependant, la Communauté qui jouit de peu de chose paye en la présente année trois mille cent livres de France, tant pour la subvention que pour les ponts et chaussées, outre le sixième de cette somme pour la prestation représentative de la corvée; au par delà de cela, elle est chargé de ses chemins de traverse et de réparations, notamment pour ses fontaines. Il n’est pas possible qu’elle soit aussi fortement grevée, avec d’autant

2. Une feuille 440 mm. X 360 mm., pliée, formant quatre pages dont trois de texte et signatures.

BAILLIAGE DE NANCY

plus de raison que la plus grande partie de la Communauté sont des gens dans la misère, qui ne vivent que de charité.

§ 2. Voir Custine, § 3.

§ 3. L’abolition de la forraine; elle est si gênante, surtout pour ce lieu, que quand une voiture est chargée de la plus mince marchandise, pour aller dans quelque village de France qui sont assez communs et mêlée parmi ceux de la Lorraine, le voiturier est obligé très souvent, lorsqu’il est seul, d’abandonner sa voiture dans les champs pour aller souvent à une demie lieue chercher un acquit, autrement il tomberoit en contravention.

§ 4. Voir Custine, § 5.

§ 5. Ont délivre annuellement à la Communauté environ soixante arpens de bois souille, pour ses portions afïouagères. Il en coûte pour la maitrîse deux cent quatre vingt livres pour les frais de délivrance, la quelle somme excède souvent la moitié de leur valleur. Les habitants demandent que ces mêmes portions leur soient délivrés à moindre frais, attendu surtout que les lignes qui les désignent ont été faitte et entretenu à leurs frais depuis vingt ans.

§ 6. Voir Custine, § 7.

§ 7. La suppression des clos, attendu qu’ils empêchent la pâture pour les bestiaux de la campagne, qui est la seule ressource des manœuvres pour les aider à substenter.

§ 8. La suppression des banalités qui sont très ruineuses pour les communautés qui y sont assujetties; la raison la plus sensible est qu’elle ne sont pas généralle; elle ne sont pas les mêmes dans tous les villages. Il y a dans la colline du Val-de-Faux quatre moulins : celui de Custine tire la mouture au vingtième bichet, celuy de Malleloy aux seize, l’un de Faulx au vingt quatre et l’autre aux seize; les mêmes moullins sont situés très éloignés des villages et il y a de très mauvais chemins pour y parvenir, en sorte que le port de grains que l’on y fait moudre est encore une seconde mouture, au lieu que si il n y avoit point de banalité, les muniers viendroit à l’envie chercher les grains chez les particuliers, y reconduiroit les farines et se feroit un devoir pour s’attirer des pratiques de moudre ainsi qu’ont le doit; au lieu qu’à la faveur de la banalité il retarde souvent les banaux pour faire moudre les forrains qui ne le sont pas. Il en est de même

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