‹ Cahiers de doléances du bailliage d'Arques (secondaire de Caudebec) pour les États généraux de 1789Chapitre 1 sur 157 · IMPRIMERIE-LIBRAIRIE CAMILLE ROBBE, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

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O. MARQUANT, Successeur 98, rue Léon-Gambetta, 98

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DU

BAILLIAGE D’ARQUES

MEULLERS (auj. MEULE RS ,

Dép. : Seine-Inf. ; air. : Dieppe ; canton : Envermeu. Sur la Béthune,

à 15 k. au S.-E. de Dieppe.

Gén. : Rouen ; El. : Arques.

Pop. j 1738 : 100 f. ; 1789 : 104 f.

Seigneur et patron : Le Pelletier de Martainville, (Ch. Jérôme), marquis d’Estouteville (1).

Procès-verbal

Assemblée 8 mars 1789, au lieu ordinaire, devant J. -B. Houssaye, syndic; 20 comparants : Dav. Le François, Rob. Duvivier, P. Paquet, Rob. Vasselin, Franc. Gamelin, Paul Viguerard, L. Le François, J. Guise, Franc. Le Vasseur, Jac. Boulé, Dav. Le François, J.-L. Bulé, J. -B. Boulé, Brument, J. Le François, Milhet, Franç.-Paul Vasselin, J. Lemaître, Jac. Morel, P. Le Vasseur. Vingt signatures.

Députés : Duvivier, Paquet (2).

Cahier du Tiers Etat de la paroisse de Meulers.

I H . 'jr- -

1° Le tiers état, surchargé de taille et de capitation, demande que le clergé et la noblesse y soit imposé (sic) et lui aide à acquitter cet impôt (3). (

(1) On voit par le rôle de la taille qu’il était aussi le principal propriétaire delà paroisse. Il n’a, malgré son titre, rien de commun avec la famille des ducs d’Estouteville, dont le prince de Monaco était l’héritier.

(2) Meulers était habité surtout par des vanniers: le rôle de la taille, en 1788 mentionne 33 pennetiers ou paneliers et 2 corbeillers ; il indique aussi douze manliers, un fabricant de galoches et 5 tisserands. L’assemblée se compose de fermiers comme Dav. Le François (20 acres pour 300 1.), imposé à 147 1., Duvivier, (ferme des mineurs de Blainville, 12 acres d’herbage, 50 acres de labour pour 1 .000 1.), imposé à 556 1., P. Paquet et son père, (ferme des marquis d’Estouteville : 20 acres d’herbage, 50 acres de labour pour 1.300 1.), imposés à 642 1., Rob. Vasselin, Franc. Gamelin, (ferme du marquis d’Estouteville, 4 acres d’herbage, 20 acres de terre pour 260 1.), imposé à 108 1. ; de pennetiers, comme Franc. Le Vasseur, Jac. Boulé, J. Le François, Jac. Morel, P. Vasseur, ; de manliers, comme. Viguerard et J. -B. Bulé. Il n’y a-qu’un tisserand : Guise. Le syndic, Houssaye, petit propriétaire et fermier, est imposé à 81 1. Les deux députés, Duvivier et Paquet, sont, comme on l’a vu plus haut, les deux principaux fermiers.

(3) En 1788, (le rôle de 1789 n’existe pas), taiile : 2.170 I. ; accessoires : 1.291 1. ; capitation : 1.449 1. ; au total : 4.910 1. Exempts : le curé, J. Horcholle, le vi-

BAILLIAGE D’ARQUES

2° A être déchargé des impôts relatifs aux grandes routes, vu que les chemins vicinaux et de traverse sont à sa charge et lui causent annuellement une grande dépense, et que le clergé, la noblesse et les habitants des villes soient chargés des frais de ces grandes routes.

3° La suppression des aides et gabelles, onéreuses au peuple ; pour le remplacement de ces impôts en substituer un autre sur les chiens de chasse, la livrée, les carrosses des seigneurs, sur les abbayes et communautés religieuses.

4° La destruction des colombiers, des lapins, sangliers et autres bêtes fauves, qui détruisent les grains en tous temps et occasionnent la perte des récoltes des terres sur lesquelles ils se répandent (i).

5° La réforme dans la manière d’administrer la justice, plus simple et moins dispendieuse, et d’être dispensé de paraître devant les juges seigneuriaux, ce qui occasionne de grands frais à nombre de familles.

6° Que le cultivateur ne soit obligé de payer aux décimateurs que les dîmes solites et soit entièrement déchargé des dîmes insolites et de charnage (2).

7° La suppression des banalités des moulins, afin que chacun puisse être libre d’aller faire moudre son grain où bon lui semblera (3).

8° Le tiers état est forcé d’exposer que les indigents ont besoin d’un prompt secours, qu’ils sont contraints, pour la cherté des blés, de sortir de nuit, de frapper aux portes des habitants et de demander du pain ou de l’argent pour subsister, et causer, par ce moyen, l’alarme dans les villages. Si les blés, d’un prix excessif, occasionnent une grande misère, la disette des bois met le comble aux malheurs du peuple ; les pauvres n’osent aller dans les forêts. L’assemblée du tiers état demande qu’il soit distribué dans les bois du Roy, chaque année, dans les rigueurs de l’hiver, une certaine quantité de bois pour chauffer les pauvres gens.

caire, Vallée, Jac. Jos. Milhet, clerc laïc, lait valoir la maison d'école des garçons. la sœur de la Providence, la maison d’école des filles. (Arch. S.-Inf., C* 1853), Milhet est un des comparants. Le rôle comprend 116 cotes; le taux des impositions est très élevé dans cette paroisse, comme on peut en juger par les chiffi •es que nous avons donnés plus haut.

(1) C. f. Freulleville, 4. Meullers, situé un peu au-dessous de Freulleville, sur la Béthune, était à l’ouest de la forêt du Croc.

(2) Sur les dîmes insolites et de charnage, c. f. le cahier d’Auberviîle, 5.

(3) C. f. Fresles, 2, et la note, Freulleville. 3. Ces paroisses de la vallée de la Béthune souffraient tout particulièrement de la banalité des moulins.

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