SAINT-HONORE
tort considérable au laboureur, tant dans les semences que dans la récolte.
12° 11 serait à souhaiter que chaque paroisse nourrisse ses pauvres ; ce serait le seul moyen d’abolir le brigandage, de détruire les personnes sans aveu, qui sont le fléau de nos campagnes.
13° 11 serait à propos que les propriétaires ne prissent point pour fermiers des gens sans aveu, que préalablement on en eût prévenu la municipalité.
14° Ce serait un grand bien d’accorder à la municipalité le jugement, en dernier ressort, des légères discussions, qui souvent ruinent le misérable, lui occasionnant de gros frais pour des bagatelles.
15° La corvée en argent pour les grandes routes est plus à charge qu’elle n’était ci-devant lorsqu’on la faisait soi-même. Les chemins eux-mêmes étaient en meilleur état qu’ils ne le sont aujourd’hui (1).
16° On pourrait encore diminuer les charges de l’État en obligeant les collecteurs de chaque paroisse, et autres chargés de la recette des deniers royaux, de porter leur argent au bureau général à Rouen.
Ce consi déré; nous espérons de la justice de messieurs les députés aux Etats généraux, qu’ils voudront bien porter nos justes plaintes aux pieds du trône et apporter tous leurs soins pour alléger notre fardeau.
Fait et arrêté par nous, syndic et habitants de Saint- Hellier, le 3 mars 1789.
Signé : Nie. Maromme, Nie. Roulland, Sandret, Delacroix, Maillard, Fortin. Colombel, Varnier, Poulain, Poulard, syndic, Lesueur.