‹ Cahiers de doléances du bailliage d'Arques (secondaire de Caudebec) pour les États généraux de 1789Chapitre 63 sur 157 · SAINT-VAAST-DU-VA AL · texte numérisé non relu

SAINT-VAAST-DU-VA AL

il nous a paru demander une autre manière d’être perçu sur les contribuables, ce qui pourrait s’effectuer en réunissant cet impôt à celui des impositions personnelles ; de cette manière, il ne serait plus besoin de contrôleurs de vingtième, qui sont ou toujours trompés dans les déclarations qu’on leur fait, ou toujours séduits, ou intimidés, par le rang ou la qualité de la personne à qui ils se présentent (1). De là vient l’inégalité dans la répartition ; le bon terroir est confondu avec le mauvais qui paie autant. ïl ne serait plus besoin de personne particulière pour cueillir les deniers de cet impôt et la paroisse serait déchargée des privilèges qu’on accorde à cette charge (2) ; on pourrait même ajouter que, dans cette réunion d’impôt, il serait aisé d’éviter toute fraude en en soumettant la répartition totale aux assemblées municipales, établies dans chaque paroisse, ce qui se prouve évidemment par l’exécution du plan, projeté en 1788, et dont nous avons vu, avec regret, l’exécution suspendue relativement à la taille (3). Nous désirons cette réunion et nous comptons sur la justice des Etats généraux.

Page 1