‹ Cahiers de doléances du bailliage d'Arques (secondaire de Caudebec) pour les États généraux de 1789Chapitre 70 sur 157 · SAINT-VAAST-D U-VA L · texte numérisé non relu

SAINT-VAAST-D U-VA L

tion. Si elle provient de la paresse, il faut l’exciter et, si elle est insensible, la punir... Si elle provient de défaut de travail ou de commerce, il faut chercher le moyen de lui en procurer. Dans le premier cas, il faut proposer des récompenses proportionnées aux personnes ; si on les refuse, la justice demande que de telles personnes soient séparées de la société et condamnées aux travaux publics; dans le second cas, il est aisé de fournir aux habitants de campagne du travail pendant un long temps : les chemins vicinaux sont partout en mauvais état; que chaque propriétaire, sans distinction, soit forcé de faire raccommoder contre son héritage.

La mendicité au contraire provient-elle de quelques fâcheuses circonstances ? La charité doit la secourir ; elle doit même la prévenir autant qu’il est possible ; on y parviendrait en établissant une caisse dans laquelle seraient réservés à ce sujet les deniers attribués maintenant aux collecteurs, syndics et receveurs particuliers ; il faudrait donc supprimer ceux-ci et obliger chaque particulier à apporter sa taxe des vingtièmes, taille et autres impositions, au bureau de l’assemblée municipale qui conservera les deniers susdits pour les distribuer au besoin et fera passer l’argent des impôts à la caisse générale établie à ce sujet. Par ce moyen on remédiera aussi aux maux dont on s’est plaint dans les trois premiers chapitres, pourvu que l’on accorde à l’assemblée municipale le pouvoir d’examiner les besoins d’un chacun et d’accorder un délai, ou forcer de payer, suivant l’exigence des cas, ceux qui auront négligé de le faire pour leur part des impositions.

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