‹ Cahiers de doléances pour les États généraux de 1789Chapitre 145 sur 262 · L*ÉPINE · texte numérisé non relu

L*ÉPINE

à un mal si préjudiciable et dont les eifets continueraient à être infiniment dangereux si le droit des seigneurs n'était restreint à des bornes justes et raisonnables; nous entendons spécialement parler des lapins dont les garennes multipliées fourmillent ; les peines que se donnent les laboureurs à cultiver les terres qui les environnent sont totalement perdues par la fréquentation conti-* nuelle de ces animaux qui rongent les grains jusqu'à leurs racines; pour prévenir des dommages aussi tristes qu'affligeants et qui découragent le cultivateur, nous croyons devoir observer que, pour que les seigneurs puissent jouir du privilège de posséder des garennes, il serait nécessaire qu'ils fussent propriétaires des terres qui les entourent, au moins de cinq cents toises de circonférence, afin d'éviter les plaintes et les cris douloureux d'une communauté outragée ; il y a, à la vérité, un règlement qui accorde une indemnité du dégât ; mais il y a tant d'entraves dans les formalités à faire pour obtenir cette indemnité, que le cultivateur ne peut que gémir de sa perte (1).

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