‹ Cahiers de doléances pour les États généraux de 1789Chapitre 146 sur 262 · DIME · texte numérisé non relu

DIME

Si le laboureur, qui ne doit qu'à l'activité le soutien de son existence, est assujetti à toutes les charges imposées pour concourir aux frais de l'État, pourquoi ne lui est-il pas permis de briguer les avantages que peut procurer une communauté dans les ressources qu'elle offre et dont M. le curé fait faire profit au détriment des habitants ? Nous entendons parler dfe la dime de notre communauté admodiée depuis très longtemps au curé et le seigneur, sous des noms empruntés. Jadis, cette classe d'hommes respectables vivait pauvrement des aumônes de leurs paroissiens ; il ne leur était permis de faire aucun commerce, les canons de l'église le défendent ; même la fin pour laquelle ils sont admis étant de suivre les préceptes de l'évangile et de les enseigner à leurs disciples, une occupation aussi importante et toute sainte peut-elle souffrir un homme distrait dont l'esprit n'est occupé que des affaires d'intérêt des biens temporels et des moyens d'accumuler ses revenus (2) ?

(1) Voir le cahier de Cemon, page 125.

(2) Arch, de la Marne, G, U7, 489, 976, 983, 984, etc.: Déclaration des biens et revenus de la fabrique ; — enquête sur les dimes de L'Épine — dotaUon du roi Louis XI à la cure de L'Épine ; union de cette cure au séminaire de Gliftlons (l^^tres patentes de mars 1726) ; procès d« curé çootre le chanoine

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