Voir Aulnay-rAître, art. 41 (page
25. — Que Ton fixe la somme qui sera payée par jour à chaque député aux États généraux, et sur quel fond ;
26. — Que Ton rende le gibier moins nombreux ; que Ton détruise ces prétendues garennes que les seigneurs multiplient tous les jours, sans droit et sans titre, contre les lois mêmes du royaume, et qui deviennent la retraite d'une infinité de lapins qui, bien souvent, dévastent au loin la campagne» détruisent Tespérance du cultivateur toujours opprimé, toujours victime de la puissance d*un seigneur devant lequel il faut plier en tremblant ;
27. — Que les pigeons, qui font un tort inappréciable aux cultivateurs, soienj renfermés pendant le temps où ils peuvent porter le plus grand dommage, comme pendant les semailles et la moisson ; que Ton détruise les colombiers et volières sans droit et sans titre ;
28, 29, 30. — Voir art. 66, 67 et 68 du cahier d'Aigny (pages 37 et 38).
Telles sont (1) les demandes, plaintes et doléances des habitants et communauté de Recy, qui prient leurs députés à l'assemblée des trois ordres du bailliage de les faire insérer dans le cahier général du Tiers état dudit bailliage, en déclarant que des vues de patriotisme et de justice les ont seuls guidés dans la rédaction de leurs demandes, et que si, inconsidérément, ils ont outré quelques-unes de leurs réclamations, cela ne doit être attribué qu'à l'excès du zèle dont ils sont animés pour le bien de la personne sacrée du Roi et de celui de son royaume, leur intention n'ayant été que d'exposer la vérité dans son plus grand jour et de se rendre, autant qu'il est en eux, utiles à la patrie.
Fait et arrêté en l'assemblée générale desdits habitants, tenue cejourd'huî, 3 mars 1789.
Louis RiGOLLET, Pierre Rigoluet, Louis Lamairesse,
Antoine Désirant, J.-F. Libéra, etc Moignon,
Jean Bourdenois, syndic.
(11 signatures.)
(1) Cette dernière phrase flnale est aussi celle que les Delacour mettent au bas de leurs cahiers d*Ai|{ny, Juvigny, etc.