‹ Cahiers de doléances pour les États généraux de 1789Chapitre 191 sur 262 · SAINT^PIERRE-AUX-OIES · texte numérisé non relu

SAINT^PIERRE-AUX-OIES

2. — Que des sept cents journels, un tiers environ demeurerait inculte pour être trop ingrat ;

3. — Que les deux autres tiers, deux cents journels environ, appartiendraient à des privilégiés et à des forains ; resteraient, par conséquent, deux cent soixante-six journels environ, cultivés habituellement par lesdits habitants (I) ;

4. — Que lesdits habitants, pour deux cent soixante-six journels qui leur profitent, paieraient pour toute imposition au Roi la somme de dix-sept cents livres et plus (2).

. 5. — Une autre charge qui grève et gêne beaucoup lesdits habitants, ce sont les cens et les lods et ventes qu*ils paient à différents seigneurs pour toute acquisition d'immeubles, ce qui diminue de beaucoup le prix de leur juste valeur ; et, ce qu'il y à encore de plus affligeant et est même sans exemple, c'est la répétition depuis vingt-neuf ans que ces seigneurs font des mêmes droits pour en être payés deux fois par lesdits habitants qui, déjà assignés, sont décidés à se laisser poursuivre extraordinairement et à perdre toutes leurs possessions plutôt que de se soumettre à payer ce nouveau et double droit des cens et des lods et ventes aux seigneurs, dont Tun est M. de Charmoy,qui se dit seul et principal seigneur de Saint-Pierre-aux-Oies, et les autres, MM. de Rosnay de Villers, qui prétendent avoir le même droit que M. de Charmoy de percevoir les cens et les lods et ventes; dans les mêmes et. différentes contrées du terroir de Saint-Pierre-aux-Oies, les lods et ventes sont payés, par cent francs, la somme de huit livres cinq sols (3).

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