TRIAUCOURT
ANALYSE DU PROCÈS-VERBAL. [Le village de Triaucourt (4) était composé de 250 feux. — L'avis pour la convocation fut lu et publié le 1er mars 1789. — Le 8, les habitants se réunirent sous la présidence
(1) Voir les cahiers de Beaulieu-en -Argon ne, page 74, de Dampierre-sur- Moivre, page 249, et de Lenharrée, page 396.
(2) Pour 750 arpents de terres labourables, on en trouvait à Trécon : 787 de terres incultes, sans prés ni bois ; les récoltes, peu importantes, produisaient à peine la semence : 178 boisseaux de froment (1 1/2 pour 1), 1,360 de seigle (1 pour 1), 51 d'orge (1 1/2 pour 1), 1,700 d'avoine (1 pour 1), et 170 de sarrasin (2 pourl). (Dénombrement de 1773 : Arch. de la Marne, C, A30,)
(3) Le village de Trécon est situé dans une plaine, sans rivière ni ruisseau. — « Cependant les rues de Trécon, dit M. Chalette dans son Précis de la statÎMtique de la Marne (ouv. cit., tome II, page 129), sont souvent gâtées par les eaux qui y descendent des monts voisins élevés de 111 à 116 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ces eaux se réunissant plus bas, forment de petits ruisseaux qui tombent dans la Soude. . . »
(4) Arch, de la Meuse, L, i (procès- verbal et cahier, ce dernier de 4 pages; visa de Prieur).
Sources doc. acg. .— Arch, de la Meuse, C, iGO : Administration de la communauté ; — et fonds du contrôle des notaires en voie de classe-
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de Louis Dortu, maire et juge ordinaire en la haute justice de Triaucourt, y demeurant (1). — Le procès-verbal constate la présence de M« Jean-Nicolas Mathieu, procureur, Pierre-Nicolas Bauclin, laboureur et syndic (2), Nicolas Georges, marchand, Jean-Léopold Lemairc, laboureur, Me Augustin-Louis Picart, avocat en parlement, Pierre- Nicolas Royer, laboureur, Louis Deviller, laboureur, M© Alexandre- Louis Dubant, procureur. M» Antoine-Charles Delioncourt, licencié ès-lois, Pierre Joyeux, laboureur, Me Jean Dorin, procureur, Pierre Fenaux le jeune, charron, Louis Herbaux, charpentier, Pierre I^flotte, laboureur, Nicolas Joyeux, laboureur, Claude Malizy, laboureur, Nicolas Tollitte, tissier, Pierre Simonnet, bonnetier, Jean Joyeux, laboureur, Jacques Guidain, bourgeois, Jean-Baptiste Dommangin, laboureur, Ix>uis Geoffroy, marchand-boucher, Nicolas Jacquet, marinier, Louis Brichard, ancien laboureur, François Brichard, laboureur, Nicolas Royer, laboureur, François Jolly, menuisier, Pierre Bauclin le plus jeune, manouvrier, Claude Laflotte, laboureur, Nicolas Loison, tissier, François Jolly, maréchal-ferrant, François Herbaux, charpentier, Nicolas laflotte, laboureur, Charles Rossinot, manouvriei*, Antoine Combe, marchand, Nicolas-François Chaumont, procureur. Me Louis Dortu, notaire royal. — Les trois députés furent Augustin - Louis PiCART, avocat en parlement, Pierre-Nicolas Bauclin, syndic, et Jean-Léopold Lemaire, tous trois habitants du lieu.]
ment : 110 registres de 1704 à 1791. — Arch. de la Marne, C, 1558 : Route de TriaucourtàClermont.— C, 1729: Route de Saiiite-Méneliould à Barle-Duc parTriauccurt.— C, 2378 : Attaque contre les commis des aides.
— C, 2386 : Nomination d'un syndic (1723). - G, Îi9, i20, ii39 : Cure.
— G, i50 : Chapelle Saint-Clément ; hospice de Triaucourt érigé par lettres patentes du 23 août 1778.— G, 694 : Dîmes du chapitre de Saint- Étienne de Cliâlons ; — etc. — Greffe du tribunal de Saint-Mihiel : Archives Judiciaires de la mairie de Triaucourt (1597 à 1790).
Bibliographie. — Lkmairk (P.-Aug.) : La commune de Triaucourt dans le bailliage de Btfaii/iefi-en-i4rgo/i/ie(Bar-le-Duc, imp. L. Phîtiponaet C"', 1885, in-8^ de 179 pages). Cet ouvrage cite et analyse en quelques lignes (page 107), le cahier de la communauté et donne les noms des trois députés.
— Triaucourt appartenait à rélection de Sainte-Mcnehould et avait été choisi comme chef-lieu d*un des six arrondissements de ladite élection. (Reg* de délibérations de l'assemblée d'élection 1787-1788 : séance du 29 août 1787.
— Arch, de la Marne, C, 2947.) — Aujourd'hui la commune est un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Bar-le-Duc (Meuse).
— Dénombrement de 1773 : 196 feux roturiers et 2 ecclésiastiques. — Population : 266 hommes, 332 femmes, 43 garçons et 57 filles, soit 698 habitants,
(1) Sur la mairie de Triaucourt et ses attributions, cf. Lemairb : La commune de Triaucourt, psiges 68 et suivantes.
(2) Sur les fonctions du syndic, cf. Lemairb : ibid., pages 73 et suivantes.
— L'administration municipale était, depuis ie 5 août 1787, composée du syndic Pierre-Nicolas Bauclin et de neuf conseillers : Augustin-Louis Picart, avocat et notaire, Jean-Léopold Lemaire, laboureur, Jacques Guidain, bourgeois, Pierre- Nicolas Royer, laboureur, Jean Laflotte, bourgeois, Louis Dortu, notaire royal.
CAHIER
Doléances et pétitions des habitants de Triaucourt^ village de Champagne, composé de deux cent cinquante feux, situé dans retendue du bailliage royal de Châlons-sur-Marm, à onze lieues de distance de ladite ville, dépendant du grenier à sel et de Vélection de Saint e-Ménehould, à quatre lieues de celle-ci, à une lieue de Vaubécourt, province de Lorraine et Barrais, à une lieue de Beauzée, pays des TroiS'Evéchés, et à une lieue de Wa/y, pays Clermonlois (1).
Ces habitants de Triaucourt, plus assujettis qu'aucuns autres de la France par la situation de leur village qui est dans les quatre lieues limitrophes des trois provinces qu'ils viennent de nommer, encouragés par les termes dont le Roi a bien voulu se servir dans sa lettre de convocation aux États généraux du 24 janvier 1789, par laquelle Sa Majesté invite son peuple à lui faire telles demandes qu'il jugera à propos, pour la tranquillité de son royaume et la meilleure fortune de ses sujets.
Autorisent les députés dudit lieu de Triaucourt à faire insérer dans le cahier qui doit se rédiger en rassemblée du bailliage de Châlons, qui est convoquée par le procès-verbal de M. le grand bailli de ladite ville, du 17 février 1789, au 12 du présent mois de mars, dite année 1789,
Que leurs vœux sont :
Art. 1*^*". — Que la province de Champagne, qui est une des plus considérables du royaume et qui a eu jadis des États particuliers, soit mise en pays d'État pour être régie comme celle du Dauphiné, ce qui dispenserait de tant de frais et d'appointements aux commis des fermes, directeurs, contrôleurs et receveurs généraux et particuliers des finances, même les intendants et subdélégués si onéreux au peuple ;