L. GoussiER, Claude Hubert, J. Hubert, L. Raulet
Pierre Jourdain, P. Duval, etc
DE Beaumont.
(20 signatures.)
VILLEVENARD
ANALYSE DU PROCÈS -VERBAL. [La communauté de ViUevenard (1) était composée de 90 feux. — L'avis pour la convocation fut lu et publié le lor mars 1789. — Le même jour, les habitants se réunirent sous la présidence de Jean -Baptiste Guenon, « procureur fiscal tenant la place de juge », assisté de Nicolas Guichard, greffier municipal. — Le procès-verbal constate la présence de Gilles Picart, Claude Mainguet et Louis-J. Jamart, membres de la municipalité, Edme Mathieu, Alexandre Girardin et Alpin Mathieu, adjoints, Remy Jamart, E. -Joseph Mathieu, Gabriel Macbault, Hubert Thiellement, C.-Nicolas Magré, André Diot, Louis Arnould, Jean Bachelin, Charles Michel, Louis Machault, Pierre Mathieu, Louis Jacquesson, Pierre Magré, Pierre Metivier, Edme Laurent, Claude Grimon, Charles Machault, Simon Thiellement, Charles Renard, Nicolas Piat, Henry Gannieux, Jacques Gobin, Nicolas Valet, et encore, d'après les signatures du cahier et du procès-verbal, Foucault, Félix Haudidierre, Nicolas Grimon, Antoine Mathieu, Joffroy, Claude Niquet, et deux dernières illisibles. — Le curé de Villevenard, David Delisle, signe le procès-verbal (2). — Les députés furent le président Jean-Baptiste GuÉNON et le greffier Nicolas Guichard.]
(1) Arch. de la Marne, ibid. (procès-verbal, dossier b, pièce 279, Cahier, dossier c, pièce 8 : 3 pages cotées et paraphées au bas par Guenon ; visa de Prieur).
Sources doc. acc. — Arch, de la Marne, C, 738 : Administration de la communauté ; usages ; comptes des syndics. — C, 929 et 950 : Impositions. — C, i025 : Capitation. — C, Î595 : Coi-vées. — C, 1921 : Église et presbytère. — G, /24, 397 et 1923 : Visite et biens de la cure. — G, 169 : Baronnie de Baye, dont dépendait Villevenard ; — etc.
Arch. de la commune de Villevenard : Dossier sur la possession des marais de Saint-Gond ; arrêt du parlement (1675).
Bibl. de Reims, fonds Deullin : Imp. : Dossier sur la propriété des usages du lieudit « Les Noues » (1509-1844). — Arrêt du parlenlent du 4 août 1721 concernant les dîmes de rapport et de suite : — arrêt du parlement du 11 août 1716 concernant les cures de Villevenard, Courjeonnet et Joches et la portion congrue à payer aux curés ; — etc.
— Villevenard appartenait à l'élection de Châlons-sur-Marne ; aujourd'hui la commune fait partie du canton de Montmort, arrondissement d'Épemay.
— Dénombrement de 1773 : 79 feux roturiers et 1 ecclésiastique. — Population : 124 hommes, 144 femmes, 23 garçons et 40 filles, soit 331 habitants.
(2) Sîmon-René-Davîd Delisle, 35 ans, né à Paris, prêta le serment le 30 janvier 1791, devint curé du Bricot, prés d'Esternay, et se maria en 1792.
VILLEVENARD 805
CAHIER
[Le cahier de Villevenard est en partie semblable à celui de Joches, auquel nous renvoyons (page 354). Le préambule et les articles 1, 2, 3, 4 et 5 sont reproduits textuellement. Puis à cette place figure, au cahier de Villevenard, sous le numéro 6, les doléances suivantes, qu*on ne trouve pas dans celui de Joches :|
6. — Renfermer dans la justice des campagnes pour alléger les frais, des procès de villages, principalement au sujet des contestations du labourage, que Ton i)eut confier à la municipalité pour être jugées sans frais, ce qui éviterait une grande dépense aux habitants des campagnes.
[Les articles 7 et 8 du cahier de Villevenard sont les articles 6 et 7 du cahier de Joches.— Puis, sous les numéros suivants, on lit :]
9. — Nécessité des États généraux (1) pour la province de Champagne.
10. — Nécessité du retour des Etals généraux à époque qu'il leur plaira de fixer.
11. — Les abus des eaux et forêts, qui emportent souvent la majeure partie des bois.
12 (2). — Suspension actuelle des exercices des huissierspriseurs, comme la ruine des successions de campagne. D'abord, rhuissier-priseur qui viendra dans la communauté de Villevenard, exige que Ton donne quarante sols par lieue ; ainsi, pour venir en notre village, il en coûte quarante livres, et trois livres par vacation, dont il en faut deux par jour, plus les quatre deniers qu'ils prennent par livre; ainsi les inventaires qui, souvent, ne se montent qu'à quarante livres, les héritiers sont obligés de tirer de leurs poches pour satisfaire la soif de ce lion déchirant que l'on nomme huissier-priseur ; lorsqu'il n'y a pas de quoi assouvir leur rage, ils refusent de venir ainsi que nous l'éprouvons. Les juges des paroisses ne peuvent y apporter aucun remède, parce qu'ils sont assignés par ces tyrans-priseurs (3).
(1) Sic : mis pour « provinciaux ».
(2) Les premiers mots de cet article ressemblent à l'article 8 du cahier de Joches.
(3) Voir le cahier d'Athis, page 41,
[Les articles 13 et 14 du cahier de Villevenard sont les articles 9 et 10 de celui de Joches. Puis, au lieu des articles 11, 12 et 13 dudit cahier, on lit, en terminant :]
Représentons un des plus grands abus que nous voyons avec peine et grande perte lors de la semence de nos empouilles et de nos récoltes : nous y voyons des troupes de pigeons qui enlèvent la semence et, dans le temps de la moisson, qui battent le blé et avoine des empouilles.
Fait sous le seing de nous, officier procureur fiscal dudit Villevenard, et notre greffier, qui ont présidé à rassemblée les jour et an susdits.
Alpin Mathieu, ad., Gilles Picart, m., Edme Mathieu, ad., Claude Mainguet, m., A. Girardin, adjoint, B. Guenon, procureur fiscal, N. Guichard, greffier, etc.
(«31 signatures.)