‹ Cahiers de doléances pour les États généraux de 1789Chapitre 241 sur 262 · LEVÉE DE MILICE · texte numérisé non relu

LEVÉE DE MILICE

Il faut nécessairement au Roi des troupes ; outre celles qu'il fait lever à prix d'argent, il est quelquefois, et spécialement en temps de guerre, forcé d'en demander aux villes, bourgs et villages de sa domination; cette levée s'appelle milice; ici, le Roi, et il y va de la bonté de son cœur, pourrait de beaucoup soulager les habitants des campagnes en leur permettant d'acheter, à leurs frais, des hommes pour compléter la milice française ; les sommes nécessaires pour l'achat de ces hommes seraient levées indistinctement sur tous les garçons et veufs sans enfant, depuis l'âge de dix-huit ans jusqu'à quarante. L'agriculture n'en souffrirait pas, les chefs de famille ne seraient plus alarmés, le Roi aurait de meilleurs soldats et les contribuables y gagneraient au moins les trois quarts.

Page 1