‹ Cahiers de doléances pour les États généraux de 1789Chapitre 4 sur 262 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

plutôt nous prenons dans chacun d*eux les détails propres à la communauté, ceux qui doivent être remplis dans l'imprimé ci-dessus, c'est-à-dire : le nombre de feux (1),— que nous citons ici comme un renseignement contenu dans le procès-verbal, sachant fort bien qu'au point de vue du chiffre de la population la valeur documentaire ou statistique de ce renseignement n'est que très relative, — la date de la lecture et de la publication dans le village de l'avis et du règlement concernant la convocation des États généraux, la date et le lieu de la réunion des habitants, les nom, prénoms et titres du président, les noms des comparants en donnant autant que possible leurs prénoms, professions et autres renseignements fournis par les documents ; l'indication des signataires qui ne figureraient pas dans l'énumération de ces comparants (2), les noms, prénoms, titres et professions des députés de la communauté à l'assemblée du bailliage. — Puis, aussitôt après, nous insérons le texte in-extenso du cahier des plaintes et doléances de la communauté, et nous indiquons en terminant les premiers signataires, dont nous donnons le chiffre exact afin qu'on puisse comparer avec le nombre d'habitants présents portés au procès-verbal (3).

(1) Au bas de chaque procès-verbal, on peut lire en note l'état comparatif du nombre des feux et de la population de chaque communauté.

Sans entrer dans de nombreux commentaires sur cette question des feux que nous traiterons plus eu détail à la fin de notre publication, nous pouvons dès maintenant signaler les renseignements fournis, à cet égard, par plusieurs cahiers du bailliage de Châlons ; aussi celui de Condc-sur-Marne dit que le village « était composé de 135 feux, et sa population de 5(K) personnes » (p. 184); — Dommartin-Lettrée, « que la communauté avait 91 chaumières habitées par 400 personnes (p. 251); — Soudron indique 400 habitants et 107 feux. — Le mot «r feu » signifie donc « chaumière » ou « ménage » (voir le cahier du Mesnil-sur-Oger, p. 387), etc.

Les procès-verbaux de l'assemblée provinciale de Champagne ont noté qu'en 1774 la population de la généralité était de 782,734 habitants pour 196,831 feux, et en 1782 : 800,000 habitants pour 200,000 feux. (Voir cahier de Compertrix, p. 182.) — Partout le feu représente environ le quaii de la population.

(2) Parfois aussi nous relevons certaines mentions spéciales d'incidents, ou bien Tindication des habitants ne sachant ou ne voulant pas signer, quand ces faits sont notés au procès- verbal.

(3) Dans une étude plus approfondie, nous reviendrons sur les diverses observations que provoque la comparaison dA signatures avec le nombre d'habitants présents à ces assemblées. — On ne peut pas, par l'examen de quelques cahiers, déterminer le chifïre ou la proportion des illettrés des villages en 1789. — Ce travail statistique doit porter sur l'ensemble de la publication et être complété à l'aide d'autres documents.

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