Que les aides soient supprimées
5. — Que les huissiers -priseurs soient aussi supprimés comme étant une charge la plus rude à supporter pour le public (1) ;
6. — Que le droit des entrées de toute espèce soit supprimé dans toutes les villes, excepté les frontières ;
7. — Que toutes les communautés jouissent du droit de la coutume où elles se trouvent relativement aux cens dus aux seigneurs, à moins qu'ils ne soient fondés en titres bien formels pour en exiger des plus hauts ;
8. — Quetou3 les impôts soient réversibles sur les trois états, chacun à leur proportion (2) ;
titres qui les établissent ; contestations entre les seigneurs et les religieux de Saint-Sauveur de Vertus ; transactions ; dénombrements des propriétés.
— Aulnizeux appartenait à réleclion de Châlons. Aujourd'hui la commune fait partie du canton de Vertus, arrondissement de Châlons.
— Dénombrement de 1773: 27 feux roturiers. — Population : 39 hommes, 44 femmes, 10 garçons et 4 filles, soit 97 habitants.
(1) Voir le cahier d'Athis, page 41.
(2) Les impositions de cette petite communauté s'élevaient, en 1789, à 514 li^ès 10 sols IfO taillé et frais de collecté, et 857 livres 3 sols 6 deniers en
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9. — Représentant en outre qu*il serait à propos qu*il y ait curé dans toutes les annexes ;
10. — Représentant que les terres appartenant à nous, habitants, sont chargées d'un droit de cens et surcens envers nos i^eigneurs qui exigent le revenu d*une partie desdites terres, lesquels cens sont de huit deniers par chaque arpent, et d*un boisseau de grains par moitié seigle et avoine, mesure de Vertus (1), aussi par chaque arpent, empouillé ou non enipouillé, ce qui contribue beaucoup à nos ruines ;
11. — Comme aussi représentant qu'il serait d'une grande nécessité de supprimer leurs corvées pour la présente année (2), pour leur donner la facilité de travailler dans leurs rues et dans les endroits marécageux, occasionnés par l'abondance des eaux dans leurs communautés qui les empêchent de se pourvoir de leui-s plus nécessaires, ne sortant qu'avec de grandes peines du pays, étant environné de toute part par les marais ;
12. — Représentent que, n'ayant pour tout pâturage de leurs communautés qu'une portion de marais d'environ cent vingt arpents dont la majeure partie est, pour les trois quarts de l'année, inhabitable, ce qui ne suffit pas pour le pâturage du gros bétail, et qu'il serait d'une grande nécessité et utilité pour tous les habitants et surtout pour les pauvres, d^empècher les moutons et brebis d'y paitre en aucun temps, attendu que lesdites brebis et moutons pâturent et détruisent les meilleures parties desdits pâturages, de sorte qu'après que lesdits moutons et brebis ont pâturé, le gros bétail n'y trouve plus rien à paitre et qu'il parait que ladite portion de marais n'a été donnée aux communautés que pour paître le gros bétail, et que les terres sont pour les brebis et moutons ;
13. — Représentent que dans leurs communautés et dans une ferme en dépendant, il y a deux gros colombiers beaucoup peuplés de pigeons qui portent beaucoup de préjudice aux habitants dans le temps des semences et surtout aux lentilles et navettes aux approches des moissons, et désireraient que lesdits pigeons soient renfermés dans le temps où ils sont dans le cas
accessoires, capitation et rejets. En 1790, avec les anciens privilégies, lenoml^re des contribuables n'était encore que de 48. (Arch. de la Marne, C, 818.)
(1) Poids et mesures de la généralité de Châlons. (/fric/., C, 880.) - Voir Préface.
(2) Voir le cahier d*Aulnay-rAître, page 53. *
de faire le plus de délits, lequel temps sont les mois d'avril et juillet et d'octobre (1).
Vous avez daigné. Sire, jeter, du haut de votre trône, un regard favorable sur les plus petits de vos sujets et prendre part à leurs maux ; daignez, en reconnaissance, recevoir non seulement l'hommage de nos biens, mais encore celui de nos cœurs. Tels sont les sentiments de ceux qui se disent vos plus fidèles sujets.
Louis Laurent, Louis Moncuit, Louis Lalire, N. Oudin,
Pierre Henry, etc
(11 signatures.)
Cahier de la paroisse et communauté d'Âulnizeux, contenant deux feuilles réduites en treize articles, lequel a été signé et paraphé par première, par nous, juge soussigné.
Louis Millet.
BANNAY
La communauté de Bannay (2), citée par les bailliages de Châlons et de Sézanne, fut défaillante à l'assemblée du Tiers état du premier et comparut à celle du second. (Procès-verbal de rassemblée générale des trois ordres du bailliage de Châlons : deuxième partie de ce volume. — Les cahiers des communautés d'habitants du bailliage de Sézanne : 2^ vol. de la publication.)
(1) Arrêt du parlement du 16 juiUet 1779 sur les dommages occasionnés parles pigeons (Isamdkht : Recueil des anciennes lois, tome XXVI, page 115). — D'autres arrêts des 24 jmllet 1725, 26 iuillet 1758, 7 juin 1761, 11 cl 22 juillet 1777 (iWrf., tome XVI, pages 56 et 61) i< autorisaient les officiers de bailliages et sénéchaussées dans les lieux où il y aurait quelques blés ou autres grains couchés et qui pourraient être en proie aux pigeons d'y pourvoi^ par des règlements, à chargé d'en informer la cour ». — Voir aussi les ordonnances de l'intendant de la généralité de Châlons (1741-1789) portant « défense à tous particuliers, autres que les seigneurs et ceux qui ont droit de colombier, de lâcher leurs pigeons durant le temps des récoltes ». (Arcli. de la Marne, C, 2969,)
(2) Bannay appartenait à l'élection de Sézanne. Aujourd'hui la commune fait partie du canton de Montmort, arrondissement d'Epemay.
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