‹ Cahiers de jeunesse, 1845-1846Chapitre 33 sur 42 · HO · texte numérisé non relu

HO

La calligraphie a dû être nécessairement un art fort développé et fort important chez les peuples où il y eut beaucoup de copistes, par exemple, au moyen âge, dans les monastères. Car on cherche toujours à enjoliver et pousser à la perfection ce qu'on fait habituellement. Gela explique les enjolivements sans nombre de la calligraphie arabe. Iakut et Rahhan. — Supposez un copiste de profession enfermé dans sa cellule; que faire si ce n'est d'imaginer de nouvelles queues, et liaisons, etc.? (Cf. RosenmûllerS p. 6.)

De là cette incroyable profusion de petits détails qui surchargent la calligraphie du moyen âge, leurs vignettes surtout; sitôt qu'il y restait un peu de blanc, il fallait y faire une arabesque, etc. Dans leur gravure de même, pas de simplicité, remplir tout d'ornements.

Quand j'en entends comme M. Souvestre parler contre l'érudition et s'en moquer finement, je

Page 1