Oihon
Je soupçonne qu’il y a un jeu de mot en ces paroles de saint Paul (Eph., v, 16). Rfdiinentes Ivmpux, à cause de la racine qui, en syriaque, signifie également einere, redimere et tempus, quoique la Peschito ne l’ait pas conservé.
La confusion du :: en 2 dans le verset 3 du })saume IV par les Septante prouve bien que le texte dont ils se servirent était écrit en alphabet carré et que, partant, cet alphabet est ancien. Car on ne trouve pas en d’autre alphabet une ressemblance si frappante de ces deux lettres, si ce n’est dans le maronite (syrien actuel), lequel n’est pas, je crois, bien ancien.
Voir 30.
Lises ceci.
Si les différents êtres individuels sont des subs- 1. Zban.
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Noie, lances, comme ces êlres individuels ont une naissance, il faut donc dire qu’il naît des substances; ainsi des substances d’hommes, des substances d’animaux. On ne songe pas à cela. On regarde la génération dans les faits, sans songer à la substance. — Cela semble bien induire à l’unité de substance et à la multiplicité des phénomènes. Alors l’homme, etc., ne seraient que des faits, des productions sur un fond commun et un. On ne peut nier que cela ne soit plus philosophique. Car cette production de cette substance renverse nos idées. La production de l’embryon, en effet, n’est d’abord qu’un fait, lequel ne diffère en aucune façon de telle ou telle combinaison chimique; il faudrait donc dire qu’arrivé à un certain point, ce fait attire en soi, se forme une substance propre. — Cela se conçoit au contraire fort bien, en disant que c’est la substance une et universelle qui s’individualise là. — Il est bien sûr au moins que le corps de tel et tel homme n’est pas une substance individuelle : c’est un agrégat en perpétuelle variation. II n’y a pas de masse de matière que l’homme puisse se dire propre. Ce sont des molécules qui passent tour à tour à son service, et se casent dans un moule préexistant, mais non matériel.
2 1 CAIIIEns DE JEUNESSE.
— De là une conséquence importante : s’il n’y a dans l’homme que le corps, il n’y a pas d’in" dividualilé substantielle de l’homme; l’homme n’est qu’un fait sur la substance universelle. Donc, le panthéisme suit nécessairement, logiquement, du matérialisme. — Mais l’homme a la conscience intime de sa substance individuelle (voilà une théorie importante de psychologie à prouver ; et qu’on ne le croie pas prouvé du premier coup ; car il est é\ ident que l’homme a conscience de son individualité, mais de son individualité en tant que substance?). Je le prends pour prouvé. — Donc il y a en l’homme autre chose que le corps, en quoi réside sa substance. Donc il y a une substance spirituelle ou une âme. — Si on admet cette individualité de substance, il faudrait s’en occuper plus qu’on ne le fait, et de môme qu’il y a une science des faits et de leur production, de même il devrait y avoir une science des substances et de leur production. — Je regarde cette remarque comme un point de vue nouveau et fort important. C’est la seule induction scientifique selon moi à la spiritualité de l’àme (ou, pour bien formuler le problème, à l’existence de l’âme), encore reposet-elle sur une hypothèse. Aussi est-ce là une
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question presque de pure spéculation. Voyez mon travail là-dessus.
l'oi/' «“ 3.‘).
Happroclw: ici les systèmes des anciens sur l’origine de l’âme (V. Phil. Lugd.).
Plan d’une analyse psychologique de l’acte libre.
L’examiner : 1” en ce qui le précède; 2“ en luimême; 3“ en ce qui le suit, ses conséquences. I. 1“ Besoin de l’aliment vital (désir du boulimique, Bautain ', Phil. mor., I, § 15) ; appétence vague de la volonté vers l’objet capable de satisfaire ce besoin ; 3“ action de l’objet sur le sujet, d’où résultent les motifs (cf. Bautain sur ces trois éléments. Cf. etiain, I, § 19 et alibi). — II. Puis vient l’acte pur, isolé (V. Guizot, Civil. en France, leçon sur le pélagianisme). — III. Puis les conséquences morales (imputabilité, mérite et démérite. V. Dugald Stewart). — Cette analyse n’est que la réunion de celle de M. Bau-
1. Bautain (ablté Louis K.), né à l’aris on 17%, mort en 1867, professeur à la Faculté de théologie de Paris, auteur de la Philosophie morale, Paris, 1810.
tain et de M. Guizot. Le premier ayant surtout considéré ce que le second a renfermé en général sous le titre de motif.
Note importante et bonne.
Je suppose un corps ; est-ce une substance?
.Non, car je le conçois coupé en deux; cela ferait donc deux substances au lieu d’une, ce qui est absurde. — Je prends l’atome ph^'sique, supjxjsé étendu, est-ce une substance? Non, car Dieu pourrait le couper en deux de la même manière, par un miracle philosophique. — Donc, rien de ce qui est étendu et partant divisible, n’est une substance; sans doute, on doit dire : « Il y a là Note, dessous de la substance. » Mais ce n’est pas une substance individuelle. Donc, loule substance individuelle est simple. — Donc, si l’on veut conserver dans la matière différentes substances individuelles distinctes, il faut en venir à des éléments simples et réellement existants. — Seulement, je prétends qu’on ne les trouvera qu’au Ixjut de la division à l’infini (élément infinitésimal), car au bout d'un nombre fini de divisions, on n’arrivera jamais à zéro; car c’est un
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théorème que la progression \/~2, 1/4, 1/8, I 16, 1/32 n’arrivera jamais à zéro qu’à la limite lie l’infini. D’ailleurs, comment composer de l’étendue avec un nombre fini de zéros d’étendue? Au lieu qu’avec un nombre infini de zéros, cela se conçoit par les principes mathématiques. — Ce seraient donc ces éléments infinitésimaux (|ui sont zéro par rapport à nous, mais non en soi, que je ferai les substances des corjis. — Les expressions zéro et infini ne sont pas univoques : il y a zéro ab.solu, c’est le néant, et zéro relatif, c’est l’infiniment petit par rapport au néant, lequel pourtant existe, et est infini par rapport à l’ordre inférieur. Ainsi dix e.st zéro devant , et pourlant dix est quelque chose de réel. — Pourtant tout cela s’explique mieux jiar l’unité de la substance, au moins de la substance matérielle. On y retombe p.ar tous les côtés, et en vérité, je crois qu’il faut y venir, si l’on veut se former une idée non contradictoire de la substance. — Alors tous les corps ne seraient que des faits sur le fond commun, ce qui ne contredirait pas le principe de substance (au contraire, c’en serait 1a haute réalisation), ni la perception des sens, puisqu’en effet on percevrait une substance. Cela expliquerait aussi pas
mal la multilocation : car un fait n’est pas fixé par sa nature à tel point de l’espace. Rien de contradictoire à ce que le môme fait identiquement se passe en plusieurs endroits à la fois.
Voir ;i0 et 55.
Comparez le ])rincipe de Slahl, Bautain, l’iiil. nior., %2S.
Le vrai pronom personnel de la troisième personne en latin est h (i, æ, etc.). Iæ c de hic, hœc, etc., n’est pas essentiel, car il disparaît en hi, lue, horum, etc. Rapprochez-le en cet état de Nin, etc., des langues sémitiques, et cela est probablement de la langue primitive, car il élait naturel de désigner par l’aspiration non encore articulée. — D’où peut donc venir le c de //iV? La vraie forme est, je crois, hicce, d’où, par abrésviation, hic. Et ce n’est que le pronom démonstratif HT, T [chald.], etc., zé celtique, ce en français, de toutes les langues. (Le t = le c doux (les Français, suivant les grammairiens allemands.) Alors hic serait composé du pronom personnel de la troisième personne, et du pronom démonstratif : lui-ce. Or, remarquez que
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celle composition est identique à celle du mot celui en français, seulement renversé, Ce U, ce personnage-là qui est lui.
Remarquez le mot pç en hébreu. Il signifie proprement habiter, et par suite marque l'habitude, la familiarité (V. Gesenius). — Même série de sens dans le mot wolmenen allemand. Habiter = être accoutumé à. — En français : habiter, habitué à, — un habitué (un familier), avoir habitude avec quelqu’un, appartiennent à la môme racine. Et cette racine est habitus en qui se réunissent aussi ces divers sens.
Philippiens, ii, 6. — In formâ I)ei esset. — Cet in est probablement le 2 e-ssentiae des Orientaux (Deus est in potentatu, en arabe). Gela égale donc : Qui cum fornul Dei esset.
Psaume XVI, verset 4. Les Septante semblent
avoir lu 'l'çff pour H’CsN. Rapports du 3 et du D encore seuls possibles en notre alphabet, autrefois surtout où le 2 n’avait pas d’appendice. (V. not. de M. Le Hir sur Gen., ni, l.’J,
F. Il- 32.
Concept de la création. — Au commencement existe l’idée divine, simple fait de l’intelligence divine, concevant les êtres possibles, mais idée qui n’a encore nulle existence personnelle. — Puis la volonté, le fiai créateur se combine avec cette idée, et de cette combinaison naît l’idée réalisée, existante. — L’être réel n’est donc que le résultat du contact simultané de la volonté divine posant une affirmation et de l’idée divine qui correspond à son être. — Or tel est aussi ce qui se passe dans 1a production de l’acte humain ; il n’est que le résultat de la volonté en contact avec une conception.
A l’enfance des peuples, on fait peu de cas de la vie. On tue et on reçoit la mort sans cérémonie. Manières rondes sur ce sujet des premiers