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hommes (Genèse), sous David, les Juges, Josué, couleur des guerres. Supplices des captifs. Peintures égyptiennes, gouvernement des monarques d’Assyrie, etc. (Dan., II). En général, ton des Orientaux qui a passé en leurs contes. Les cinquante Barmécides. — Indiens d’Amérique; on se tue en cérémonie. On y va froidement. Le moyen âge. Plus la civilisation avance, plus on tient à la vie. Philosophie de ce fait. C’est qu’alors le sentiment de l'individualité est peu développé, la conscience est faible ; la personnabilité est d’autant plus aiguisée que la civilisation progresse. De là l’égoïsme, le soin du moi, la concentration. Suivez l’induction de cette progression, et vous arriverez au commencement, au spontané de MM. Cousin et Bautain. — D’abord la conscience humaine dormait; puis peu à peu elle s’éveille. En un mot la loi du développement de l’humanité a été celle du développement de l’enfance ; il y a un temps où nulle conscience, on du moins si vague que nul souvenir ; on ne peut les ressaisir qu’a priori et par déduction. Aussi l’homme ne se souvient de lui-même que depuis trois mille ans au plus. Avant, c’était un enfant sans connaissance, presque animal. O qui mihi del ul dkam quod de nostrd origine sentio
Je crois bien que les démoniaques de l’Ëvangile n’étaient que des fous ordinaires. En effet: 1“ ils en [ont] tous les caractères, et ce qu’il y a de mieux, c’est qu’on ait spécifié les principales espèces, les uns furieux, autres tristes, etc.; 2“ il n’est jamais parlé de fous proprement dits dans les malades guéris par Jésus ; or pourtant il y en a tant et on en fait des énumérations si longues et faites si à dessein (par ex. Mallh, iv, 24, etc.), qu’il est impossible qu’ils eussent omis cette infirmité, supposé qu’ils eussent eu un mot propre pour l’exprimer, autre que démoniaque ; 3° le mot qui en syriaque signifie démoniaque,
en persan (et môme aussi en syriaque) signifie un fou; 4“ enfin cela était tout à fait bien dans l’esprit de ces temps. Des fous... On n’avait pas l’idée du phénomène naturel. Il y a là du surnaturel, et comme l’idée d’esprits supérieurs les dominait, [ainsi] de suite. Ce procédé est tout simple.
Tout cela est encore confirmé par le mot lunatique. Celui-ci désigne, je crois, non ceux qui subissent de prétendues influences de la lune, mais
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bien les somnambules qui vont passer la nuit sur
les (oits, etc., à la belle étoile et sous la lune.
Probablement aussi qu’ils s’imaginaient que ces
gens faisaient cela par quelque attraction de la
lune, ou par quelque influence secrète de cet
astre. Ce qui confirme cette explication, c’est le ♦
tour (Mallh., IV, 24), ceux qui logent
dehors sur les toits, usité en syriaque pour traduire hinatkus. — Donc les démoniaques et les lunatiques sont les fous et les somnambules.
La Peschito {Malth., iv, 24) a rendu le mot grec :iapa/,u7;x&; par JLÎSikio = les déliés, les dissous, les relâchés. Éclaircissez par là l’expression hébraïque ; les liens de ses reins se relâchent, c'està-dire se paralysent. La paralysie était pour eux un relâchement des liens du corps, qui empêchait de les remuer.
Le mot pacifici de l’Évangile n'a pas exactement le sens que nous lui donnons. Mais facere pacem, en syriaque: en agir bien avec quel-