G CAUlEItS DE JEUNESSE
pêcher çà et là les bouts de phrases qu’ils en ont dits. Jugez comme cela les présente mal, quand môme on citerait et comprendrait bien. Les variations de la philo.sophie ont été bien moins dans les solutions que dans le posé des problèmes.
Ces cahiers sont mes vomitoires. J’y vomis ma pensée. C’est pénible! Par brouées; aussi je viens et reviens par saccades, croyant n’avoir jamais bien récuré le fond. Je cherche à retourner le sac, pour voir s’il ne reste rien, et cela est très pénible. Plût à Dieu qu’on pût voir la pensée de chacun ! qu’alors on s’entendrait bien ! plus de disputes !
Mon Dieu! comme je prends la vie sérieusement, vivement, naïvement, à plein! C’est merveilleux. Aussi je .suis heureux. Ma pauvre mère seule me fend le cœur. Ah ! maman ! maman !
Ce qu’il y a de curieux, c’est mon affreuse position ; souliers percés, sous comptés, et mon affreuse vie extérieure en cette maison ' avec des bambins et un ogre.