ÉTUDIANTS COLLECTIVISTES
Le groupe des étudiants collectivistes de Paris nous informe que la conférence de vendredi soir, à Thôtel des Sociétés savantes, n*est point organisée par lui«
lô
PREMIÈRE ANNONCE
Elle l'est, eii effet, par le groupe des étudiants collectivistes adhérent au Parti ouvrier français.
Je résolus de l'envoyer une image ûdèle de la conférence elle-même. Je ne pouvais y assister, car la situation géographique de ma maison et les interdictions médicales sont conjurées pour m' empêcher d^assister, de longtemps, à des conférences qui commencent à huit heures et demie du soir au 28 de la rue Serpente ou, ce qui je pense revient au même, au 8 de la rue Danton. £t j'étais misérable, si je ne m'étais opportunément rappelé que des sténographes habiles et fidèles avaient établi authentiquement le texte officiel du compte rendu officiel du grand Congrès national, et qu'à plus forte raison pourraient-ils, si tel était leur bon plaisir, non moins authentiquement établir le compte rendu exact d'une simple conférence. Les citoyens frères Corcos — à peine ai-je besoin de te révéler qu'ils s'abonnèrent à nos cahiers aux temps héroïques du doute et de la suspicion — me répondirent qu'ils seraient heureux de collaborer ainsi à t'envoyer de nos nouvelles.
Tu trouveras dans le prochain cahier, exactement, purement, sincèrement, le texte établi par les citoyens sténographes aux doigts diligents. Je te prie de n'oublier pas que la plupart des discours Ûvrés par la sténographie à la mémoire des hommes sont avant l'impression revus, relus,, amendés, corrigés, au moins échenillés par les orateurs. Il n'en est pas de mêmQ ici, et tu dois en tenir compte à l'avantage des intéressés. Je me suis permis d'ajouter quelques notes à peine, ayant à souligner, ou à éclaircir quelques passages. Mais ces notes ne passant pas l'expression des réflexÎPns teté-
^cahier du 20 açril igoo 8
rieures qu'aurait faites pendant la conférence un citoyen ordinaire, d'intelligence moyenne, simple, volontairement discret et muet. Je me suis permis d'attribuer au citoyen sténographe les rectifications indispensables et les conjectures indiquées. Bien qu'ils fassent deux, j'ai préféré les nommer le citoyen sténographe, parce que ces deux frères travaillent vraiment comme un seul citoyen, et parce qu'il m'a plu d'écrire impersonnellement le citoyen sténographe, aussi mystérieusement et d'un air entendu, comme on disait naguère le scholiasie : ici le scholiaste suppose que le poète, malgré les apparences, ne dit pas des bêtises.
Le Socialiste a commencé dans son numéro du i5 avril à donner en feuilleton la conférence de Lafargue. Il continuera. Ce compte rendu n'est pas sténographique, mais rédigé, illustré, appuyé, assez fidèle, en plusieurs endroits amendé et consolidé. Le citoyen Lafargue avait le droit de le faire.
Il est admis, commode et convenable que le conférencier donne pour la propagande une seconde édition, une rédaction travaillée. C'est pour la même raison que le Socialiste a donné la conférence toute seule,' sans l'introduction du citoyen Vaillant, sans les interruptions et, sans doute, sans la discussion suivante. Nous avons, nous, à présenter une image de tout cela.
DEUXIÈME ANNONCE
Mon ami,
Si ta étais à Paris, tu serais allé à la grande fête organisée pour le vendredi i3 avril, avs^t-veille de Pâques, par la Petite République.
Dès le numéro daté du samedi 7, le journal avait annoncé cette fête. Les lundi 9, mardi 10, mercredi 11, jeudi la, vendredi i3, une grande annonce occupait tout le nord-est, presque jusqu'au miUeu en hauteur, de la première page.
L'annonce du jeudi 12 portait en outre l'avis suivant:
Les citoyens dont les noms suivent sont invités à retirer, aujourd'hui ou demain, de 6 heures i/a du soir à 8 heures, à LA PETITE RÉPUBLIQUE, leurs cartes de commissaires pour la soirée de vendredi, à la Porte-Saint-Martin:
Beauvais, F. Bigot, Boivin, Borjon, Briaux, Emile Buré, Eugène Gast..., F. Château, Gherchilliez, F. Diunas, Dunan, DutheU, E. Givort, Gourdeau, L. Jousseaume, Lecoint, Edgard Longuet, Jean Longuet, Massieu, Mauclair, L. Mode, Ollivier, Paul-Martin, J. Rausch, Rougerie, Roulon, A. Surier, Docteur Thiroux, Ph. Walter.
L'annonce habituelle était à peu près disposée ainsi :
THÉÂTRE CIVIQUE rteprésentatioxi. du vendredi 13 avril 1900
A 8 heures î/2 du soir