SCENE IX
Mad. CALAS, ANTOINE, PAULINE.
Pauline , venant gaîment.
Maman! maman!.. . viens donc voir!. . . (Elle voit son frère et s'arrête avec émotion. ) Ah ! tu es avec mon frère. ( Passant entre eux deux. ) Comme tu parais émue !... et lui aussi!. . . T'aurait -il •voué la cause de son chagrin.
Mad. CALAS, ri , ma fille ; ou ton frère se croit trop coupable , ou bien il ne connaît pas le cœur de sesparens.
Pauline.
Que fais-tu ?... tes reproches vont l'affliger encore davantage. ( A son frère d'un air riant. ) Tu sais qu'Edouard est arrivé ?
ANTOINE
Oui , ma sœur, et je partage bien vivement la joie que tu dois «n ér/rouver.
PAULINE
Nous préparons une fête !... mon frère , tu ne nous quitteras pas ^aujourd'hui... Oh ! je t'en prie , pour Edouard et pour moi.
' ANTOINE
Pour toi!.. .oui, Pauline, je resterai ■ je verrai ton bonheur et celui «Le nia tendre mère.
Pauline, â sa mère.
Tu vois.. Je n'ai dit qu'un mot ?... Ali ça, viens, maman, car
Jean Calas. C
malgré que îe sois aujourdhui la maîtresse , on a besoin de toi pou ordonner bien des choses.
wad. calas , à Antoine, Mon ami, je n'exige rien... Mais, par pitié pour ton père,, fais-lui connaître ou cache-lui ta peine.
( Elle entra avec Pauline dans la maison. On aperçoit Ambroise
se dirigeant vers le jardin, )
à SCENE x.y