‹ Calas, mélodrame en trois actes et en proseChapitre 14 sur 54 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

CALAS, Mad. CALAS, EDOUARD, ANTOINE, PAULINE , JEANNETTE, LAURENT, quelques Valets , et ensuite JACOB.

( Jeannette et Laurent accourent les premiers , et regardent vers la

la grille. ) Le v'ià , Je v'l\ , madame , c'est Py.

Edouard ; courant à Mad. Calas , et lui baisant la main. Ah ! madame ! . . permettez-moi de vous nommer ma mère.

Su

Mad. calas, prenant la main de Pauline et la présentant à

Edouard.

Oui , mon cher Edouard , Pauline et le cœur de ses parens vous tn donnent le droit,

Edouard, allant a Pauline et lui baisaut la main. Chère Pauline ! est-il vrai.

PAULINE

M. Edouard, je crois toujours ce que dit nia mèie. ( Antoine est absorbé dans la douleur , Mad. Calas le remarque, )

Laurent , à Jeannette.

Comme ail' est obéissante.

JEANNETTE

Pardi , toutes les demoiselles le sont, va, quand y h- s'agit que «I ça.

c\las , prenant la main de son fils.

Mon fils . . . ( Antoine tressaille , et cherche à se remettre. ) ne viens-tu pas embrasser Edouard?. . ton ami, bientôt ton frère ?

ANTOINE

Oui , mon père. (Elevant la voix.) Cher Edouard.

EDOUARD, s' empressant d'aller à lui.

Mon ami ! ( Ils se serrent dans les bras l'un de l'autre. )

wad. calas , regardant son mari.

Son cœur n'est pas changé.

antoine , avec sentiment.

Vous allez vous unir à ma sœur ; mes parens vous chérissent. . . Edouard , soyez pour eux un véritable fils! le bonheur de Pauline, de toute ma famille, est mon plus cher désir. i)^ O

( Jacob entre tout essoufflé , s' essuyant le Jront.) $J*

j e annette , V appercevant .

Ali! v'ià mon père. ( Elle reçoit sa canne et son chapeau. )

JACOB

Toute la société que Mademoiselle m'a fait inviter , arrive sur mes pas, et vient féliciter notre jeune fiancée. . . où la recevra-ton ?

PAULINE

Ici . . . Maman , j'ai tout disposé pour la fête. ( Antoine s'est éloigné pendant l'arrivée de Jacob y l'excès de son agitation le fait chanceler , il s'appuie contre un arbre.)

Mad. calas, qui le suivait des yeux. \

Grand Dieu. ( Elle court à lui. ) Mon (ils , qu'as-tu donc ? ( Tout le monde se rapproche et le regarde avec inquiétude. )

ANTOINE

Ma mère, ne vous allarmez pas. . . je ne puis vous le cacher , j« souffre. . . un feu dévorant me brûle. . . permettez-moi de m'éloigner. . . je troublerais la fête de ma sœir.

Mad. calas.

Une fête. . . peut-il y en avoir pour ta mère.

ANTOINE

Adieu., mon père !... ah .' *ouflVez qu'avant de vous quitter, j'embrasse vos genoux ! ( 77 se jette à ses pieds. )

calas , le relevant.

Que fais-tu ?. . jamais tes parens ne t'ont fermé leurs bras.

ANTOINE

Vous me pardonnez ?

CAHS.

Nous te chérissons tous î. . mais toi . . .

( Mad. Calas lui fait signe de le ménager. )

Pauline, a Jacob.

Ah î que j'ai de regret d'avoir pensé à celte fête.

JaCOB.

Mon Dieu , voilà la société.

ANTOINE

Adieu > Pauline. . . Edouard , consolez mes parens î • . ^ {Il s'éloigne rapidement» ft—+

Mad. calas. &■ IWO^

Jacob, suivez mon fils, veillez sur lui , et ne le quittez pas.

Soyez tranquille , madame ; je vous avertirai s'il arrive quelque chose.

{\LJon voit arriver des deux côtés du rempart» ainsi que par le bas,

toute la société. )

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