SCÈNE VI
Les Frccé^ens, CALAS.
CALAS
Qu'il m'est doux de me revoir au milieu de ma famille ? entoure
de mes enfans î . \ Otàydermt* > l'f.ms , car un ami comme Edouard,dc£servUfjy£j£làqi»e vuus ne^auvoj*fcét,v d*s étrangers pourvoi !.. httoi ■.. .{à Paulin \)lïw . < nanl le seul objet
de noire-amour IJf Plus je sens approcher le momeni d'une éternel paration jfplus ma tendresse est profonde ei vive !.. pfc»^»» ftKMi*»-dpié>li«rs à vou»|HUiJ3<»f*«r hk>u cœur ! . . Vous pleurez!.. Ah ! s'il est cruel, s'il est affreux de vous quitter; hélas ! je sais qu'il doit l'être encore plus pour toi... {à sa femme et sa fille. ) pour vous, de survivre à notre malheur.
ïuad. e \las.
Ah î ne crois pas que je snpporje un pareil coup !
CALAS
Que dis-tu?., et notre PiUe ! . . N'est-ce point assez, pour cette innocente créature , de perdre en seul jour, honneur, fortune, son père et son époux?. . Ah ! qu'il lui reste du moins sa mère î
JACOB
Et nous, mon cher maître!., nous au^si nous lui resterons toujours ! . . ma fille et moi , nous servirons mademoiselle jusqu'à notre dernier soupir. (
EDOUAJ1D.
——Quoi ! mon ami, mon cœur ne vous est-il pas connu?. . Ah ! si jamais Pauline me fut chère, c'est dans ce jour d 'affliction !
CALAS
Je vous crois, cher Edouard; mais si je suis condamné, la misère ! . . . l'infamie ! . .
EDOUARD-
L'infamie î. il n'en est que pour le crime, jamais pour l'innocence !.. Que dis— je ?.. Le nom de Calas s'ennoblira par le malheur et je suis lier de partager son infortune!.. Qu'on vous ravisse vo biens, les miens appartiennent à ma mère: vos vertus resteront l'iiéri" ritugr de votre fille^JPour moi, monsieur, j'ai protesté de votre innocence, je la proclamerai sa».s eesse, fut-ce au péril de ma vie. O Pauline ! et vous, sa tendre mère, et toujours la mienne, quel que puisse être l'événement qui se prépare, ne me i étirez pas le don que vous avez daigné me faire !. . Venez,, mon amie, et pendant. q*ia. liw-jttge» prononcent sur\ le sortie notre père^demandoiiSrlui de vouloir encore" nous unir, de confier iKnotre amonr la plus tenace desVuièrcs! . . et départager entre nous\>on infortune, sa tendresse etNfia bénédiction patemelfceVl ( Ils s inclinent tous l es deihr aux- pieds de Calas, y*
O mes enfans ! . . que Dieu reçoive les vœux de mon cœur , et que mes souffrances, offerte avec résignation, vous obtiennent le bonheur que vous méritez si bien !
[Des pas précipités se' font entendre; Laurent accourt