‹ Calas, mélodrame en trois actes et en proseChapitre 9 sur 54 · SCENE VIL · texte numérisé non relu

SCENE VIL

CALAS , Mad. CALAS , PAULINE , JACOB , LAURENT

JEANNETTE

Mad. calas, a son mari»

Tu le vois, mon ami , notre fils nous fuit,

PAULIAE.

Mais qu'a-t-il donc, maman ?

iwad. caj as.

He'lasî ton père et moi nous l'iguorons.

JEAlVJNETTii.

M, Calas l M. Calas! voyez donc là-bas... c'est M. Ambroiseî e'méchant homme qui tourne la jéte à not'jeune malte.

m. calas.

Jeannette, je vous défends de parler ainsi d'un homme que nous connaissons à peine) et que mon fiis iraite avec amitié. Pourquoi hii supposer le dessein de troubler une famille dont il ne peut avoir à se plaindre.

• • Mad. calvs.

Mais, mon ami, cette étrange liaison...

calas.

Elle m'inquiète, je l'avoue • mais cependant elle peut-être innocente, et c'est un grand tort que d'accuser injustement... Chère amie, cherchons à ramener un iils vers des parens qui le chérissent, par l'indulgence et par notre tendresse. Point de reproches surtout ; il ne faut pas aigrir un cœur qui semble prêt à se fermer aux doux senliuiens de la nature.

PAULINE

Oh! ne le croyez pas, mon père- jamais mon frère n'a cessé de vous chérir.

JACOB

Si monsieur voulait interroger son fils, j'irais lui ordonner. ..

CALAIS.-

Non, non, point d'ordre! il croirait paraître devant un iuturc. Attendons qu'il vienne trouver son père... L'arrivée d'Edouard rend quelqu'esnéranee à mon cœur aflligé ! la tendre amitié qui l'unit à mon fils, aura peut-être plus d'empire.

taui-ini:.

Oui, maman : oh! j'en suis sûre, Tu sais qu'Edouard fait tout ce que je veux. Eh bien ! je lui dirai qu'il faut absolument qu'il pénètre la cause du chagrin de mon frère, et qu'il nous rende son cœur, s'il veut que je sois heureuse.

Mad. calas.

Chère Pauline! (d son époux) Espérons, mon ami.

VILLE r~ r?s . cta'd R^'îc^t,

>*i:cuives - AxcliieSf

PAULINE

Oui, m'a m an : allons, reprends la gaîté pour l'arrivée d'Edouard.

JEANNETTE

Oui, madame Calas : tout ira bien, allez I

J\COB

Ah! en, pour recevoir le prétendu de notre jeufie demoiselle, j'espère <Jue nous aurons une fêle !

PAULINE

Oui, maman: ce serait charmant de le surprendre!

JACOB

Qu'on invite tous les amis de la maison.

pAcxiNE , étourdiement.

Oui pour un bal. (un peu honteuse.} 6\ tu veux bien le permettre, maman?

m ad. CALAS.

Ordonne ^ma chère Pauline ; je te cède , pour aujourd'hui , toute mon autorité

Vraiment? eh bien! maman, tu verras comme j'en userai... Jeannette, Jacob, Laurent, vite, écoutez tous, que je vous donne mes ordres.,

j\cob, jeannette, laulent , ensemble.

Nous voici , mademoiselle , nous voici.

(.Ils se réunissent autour de Pauline, qui leur prescrit à chacitti

ce quils ont à J aire. )

Mad. calas , à son mari.

Mon ami, n'iras-tu pas au-devant d'Edouard?

I CALAS

Mes ordres sont déjà donnés dans cette intention; on met les chevaux à la voiture. Oui, mon amie, Edouard n'est pas un étranger pour nous; c'est un de nos enfans, et je vais le chercher pour l'amener dans tes bras.

JACOB

C'est entendu, mademoiselle; on n'oubliera rien. i° .Jeannette va préparer le grand appartement pour notre prétendu. Quant à Laurent, puisqu'il le préfère, on lui fera dresser, comme à l'ordinaire , un lit dans ce petit pavillon.

Laurent.

Pardi ! c'est tMojfeWnt du jardinier, et l' matin on peut chantor d' bonne heure, sans réveiller personne.

JACOG.

2°. Je cours de ce pas inviter pour la fête tous nos bons anus, notamment les plus jeunes, attendu qu'il s'agit de danser. Quant aux apprêts de la fête. . .

PAULINE

Mon dieu • ne l'en occupe pas : je me charge de tout le reste avec Jeannette et Laurent.

un valet , annonçant.

Monsieur , la voiture est prèle.

PAULINE. J^i

La voiture! Quoi ! mon père, vous allez chercher Edouard?

cahs.

Oui , ma chère Pauline... Eh bien ! te voilà troublée . . Ne perds point de tcms pour les apprêts de la fèie. . . Adieu , mes chers amis. jacob, a qui Jeannette apporte sa canne et scn chapeau, tandis

qu'un valet apporte aussi la canne et le chapeau a M. Calas.

Allons, allons, il faut se dépêcher.

PAULINE

Le cœur me bat.

( Calas embrasse sa fille, salue sa femme, et sort avec Jacob et la valet. Jeannette et Laurent emmènent Pauline qui parait émue, Madame Calas les laisse sortir, et tourne ses regards vers le * pavillon. )

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