‹ Calas, melodrame en trois actes et en proseChapitre 21 sur 65 · SCENE XÏI · texte numérisé non relu

SCENE XÏI

CALAS, Mad. CALAS, EDOUARD, ANTOINE, PAULINE^ JEANNETTE, LAURENT, quelques Valets, et ensuite JACOB.

( Jeann.'tte et Laurent accour'^ni les premiers , et regardent vers la

la grille. )

Le v'ià , le vMa , madame , c'est l'y.

ÉDOCARD , courant à Mad. Calas , et lui baisant la main.

Ah I madame l . . permciiez-moi de vous nommer ma mère.

Mail. CA^LAS. prenant la main de Pauline et laprjsen'.ant à

Edouard.

Oui , mon cher Edouard , Pauline ci le cœur de ses parens vous en tloiinent k droit,

tBOCARD, allant à Pauline et lui baisant la main. Chère PauHne 1 est-il vrai.

PAULINE

IM. EdoUTrd, je crois toujours ce que dit ma mère. ( Aiiioine est absorbé dans la douleur , Mad. Calas le remarque. )

LAunE>T . à Jeannette. «

Comme ail' est obéissante.

JEANNETTE

Pardi , toutes les demoiselles ie soui, va , quand y n' s"agit que tV çà.

CAi,As j prenant la main de scnjils.

^lon fils. . . ( Anloim tressaille , et cherche à se remettre. ) ne Tions-iu pas embrasser Edouard?. . ton ami, bienlûi ton Crère ?

ANTOINE

Oui , mon père. ( Ele^'ant la \oix. ) Cher Edouard.

EDOCAKD, s' empressant d'aller à lui.

îlcn ami ! ( Fts se serrent dans les bras l'un de Vautre. )

Mad. Calas , regardant son mari.

Son cœur n'est pas changé.

ANTOINE , avec sentiment.

Vous allez vous unir à lua sœur : nt^s parens vous chérissent. . . Eiloiîard , soyez pour eux un véritab'e fils I le bonheur de Pauline, de toute rua famille, est mon plus cher désir.

( Jacob entre to U esioiijflé , s'essurant le Jronl. )

JEANNETTE, l' app^reevaut .

Ah! v"Ià mon père. ( Elle reçoit sa canne et son chapeau. )

JACOB

Tonte la socie'té que Mademoiselle m'a fait inviter, arrive sur mes pas, et vient féliciter uotre jeune fiancée. . . où la recfvra-t-ou ?

rAULI>E.

Ici. . . Maman , j'ai tout disposé pour la fête. ( Antoine s'est éloigné pendant C arrivée de Jacob j l' excès de son agitation levait chanceler , il s'appuie contre un arbre. )

Mad. CALAS , quile suivait des yeux.

Grand Dieu. ( Elle court à lui. ) Mon fils, qu'a--iii donc ? ( Tout le monde se rapproche et le regarde avec inquiétude. ]

ANTOINE

Ma mère, ne vous allarn.^cz pas ... je ne puis vn;!s !c cacher , je fouiïre. . . un feu dévorant me brijle. . . permettez-moi de m'éloigner. . . je troublerais la fêle de ma sœu»-.

Nad. CALAS.

Une fête. . . peut-il v en avci;- pour ta nurc.

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