SCENE VIII
Les Mêmes, CALAS, Madame CALAS.
Croiid dieu! d'où vient ce tumulte?
Mad. CALAS, courant vers Pauline.
Pda fille !•
riiou vKD , se précipitant vers Calas (pti parait vouloir sortir. Arrêtez, ne vous montrez pas.
M. et SI ad. caLas.
Edouard !
EDOUARD et PACr.INE.
Silence !
^ JACOB
'Ail ! mon cher maître, nous sommes perdus!
Mad. CALAS.
Juste citl! {à son mari. ) Ah! mon ami, ne livre point mou fi's.
CALAS
Livrer mon fils I jamais , jamais.
( Des coups violens retentissent tout au dehors. ) jEAAJNETTii , entrant.
Ail! Monsieur, ou veut enfoncer les pories , on "eut briser les fenêtres.
( On entend les clameurs , les vocéférations delavopulace. L'effroi de la famille Calas est au comble:, on marche , c/tacun semble chercher un moyen de salut. Tout- à-coup un bruit aj freux de fenét/es enfoncées , de vitres brisées , se fait entendre. Tous les personnages vonssent un cri d^ effroi. Madante Calas se jètc dans les iras de son époux , Pauline se presse près d' Edouard ^ Jeannette tombe sur un siège, Jacob est au fond. Moment de silence. On écoule avec inquiétude : le bruit diminue.)
, JACOB
{1 me seuible q'.'e l'on s'éloigne.
( Ou entend le bruit des armes des soldais qui sont censés ariLcr de^-ant la por^e, et dissiper la Joule. Jeannette se lève et se rapj roche de son père- )
JEANNETTK y ('COUfinf,
Oui, oui, r.issin-cz-vous , M. Calas. J'oiuends marcher. co>ninc si t'étiil clos soldats.