TUL
Des soKlals !
JEMsNE-rrE.
El puis mie voix a c;!é. . . roliiez-voas f elle vcou't ) oui, leiirez-vous.
C'en est fait, noire ma'ilicur est connu. Eâoiiai\! , avcz-vous vu le pasteur? nous resTç-t-il encor quelque e^ipoir?
EOOLAUO.
Non, moiî ami, votre infortune est au nnuihlc, «lie surpasse to-it ce que vôtre imagination elLavée peut créer de pius épouvantable. Je ne sais quelle voix , que! démon .Tcharné à voue perte, a révélé la mort de votre fils. La liuîne, rignorance , !a fureur, ansbii()t l'ont entourée des plus atroces circonstances. Les Capilouis sont instruiJs., on s'assemble à riiôiei-dc-villc, f t l'on s'apprête à vous porter les plus terribles coups.
Les Capitonis sont instruits 1 Edouard , c'en es; assez , notre perte est certaine. Oui , tout ce que les hommes peuvent éprouver d'opprobre, va tomber sur un vieillard, sur une mère, sur une fil!:' ijinocente. Ils attacheront à l'échafaud le corps de mon fils, iis abreuveront d'ignominie su finiille expirante! Amis, parcns, patrie, it faudra tout abandonner ; il faudra fuir et nous irainer jusque dans uu désert , pour y mourir de honte , de douleur et de inisèi e 1
EDOUARD
Ah ! vous ne prévoyez pas encore. . . '
Edouard. . .
EDOUARD
Oui, mes amis, il f..ni fuir-, c'est voire seule, votre dernière ressource. Fuyez : ma famille vous ouvrira un asile à Bordeaux^ moit même je vous conduirai dans ses bras, je qe vous quitterai jamais , Je suis votre fils, l'époux de Pauline j notre sort est inséparable Venez , venez, mon ami. . . mor| père; à la faveur de la nuit, vous pouvez encore traverser ht fouie, on bien par le remporl. . • 1) a;l leurs, aucun ordre ne petit être donné... Venez, nous tenterons
tout. PACLIKK.
Oui, mon père, venez.
CAL, AS
Que faites-vou3, grand dieu î et' mon épouse?
i DOUAUD.
Elle ne vous quitiera point.
jiad. CALiS.
Et pourquoi donc sortir de cette maison? Qui veillera près -^i corps de mon fils? (|ui suppliera les mcgisirats d'avoir pitié de bii?
JACOB et JEAMNETTS.
Nous j madame.
EDOUARD
Songez qu'on peut vous priver de voire liberté, tous se'nnrcr it votre époux.
Mud. CALAS.
De mon e'pouT î
CALAS
Mai», Edouard- . .
EDOUARD
Au nom du ciel, cédez à ma prière.
PAULI.NE
IMon père , si vous m'aimez, si vous avez pitié de mon sort, laissezvous guider par Edouard.
CALAS
Vous voulez . . .
ÏAU 1>K , EDOUARD , JACOB Cl JEANNKTTE , a^^CC la pluS grûndc
chaleur.
Nous vous eo supplions.
Mad. CALAS, mec surprise^ Quoi! tous!