SCENE XIlï
Les Précédens, les Chirurgiens , et peu après 3 ACOB , le Juge et
les Soldats qui étaient sortis.
(Le papier que les Chirurgiens ont signé, est remis par le juge au Capiioul , qui le lit bas. Tout le inonde est dans Vatten te. ) LE c A PITOU L , aux Chirurgiens.
Messieurs, notre avis est unanime; les circonstances que vous avez remarquées dans la mort violente de ce jeune homme, sont bien avérées ? ( Ils affirmentvar un signe. ) Plus de doute ! ( Jetant sur Calas un regard sé^'cre.) Quelle horreur !
( Mouvement général desurpri.-^e. Jacob, le Juge et les soldats rentrenldans ce moment. Le Juge remet plusieurs papiers au Capiioul. Jacob /apvruche de son maître. )
JACOB , à Calas.
Mon cher maître, on a visité par-tout, mais priiicipalecient dan*
la chambre de monsieur roire fiU , où ron ses: empare de lous ses papiers.
CALAS
Hélns ! mon ami , ma surprise est cgale à ma douleur ! LE CApiTocL, donnant a un Juge un frtginent de lettre j que. h dernier montre à Calas.
Reconnaissez,-vo!is dans ce fragmeiu de IcUiv; rjcriliirc do v,-tiro fils ?
C VLAS.
Oui, monsieur... oui , c'est bien son e'criliire.
LE CApuouL, à qui le Ju^e a remis le panier.
Ecoule?;,., cetu; preuve est foudrovanl'' I ( Jl lit. ) Vous ^"xi:^"7. « qjie je renonce à la crovance de mes aiicctrcs... aîi! Si je ri'ecou- » lais que le penchant de mon cœur...
( La surprise et Vêtonnemenf. de la famille Calas devient extrême.) » qu'il me serait doux de vulor dans aos bra-» ! mais q:els nœuds il » faut rompre , avant d'en former de si cbers! ... le poorrai-je ?. . .
non ; j'attirerais sur moi le couiroux de n^ou père, et ce courroux 5> serait Tarrét de ma mort. « ( // r-^ndla lettre au juge. )
Mad. C\LAS.
De sa mort !