SCENE II
Les Prëcédens^ JEANNETTE.
( Jeannette sort doucement en attachant les cordons de son bonnetj et l'épingle de son bonnet. )
JEANNETTE
Qu'est-c' que vous avez donc pour et' pressé comra' ça, mon père?., l' feu n'est pas à la maison.
JACOB
Le feu! le feu !.. si fait , mademoiselle, le feu y est.
JEAN-NETTE^ regardant la maison.
Ah I où donc ?
LAur.ENT, se cachant derrière Jacob.
Qu'ail' est gentille ! . .
j.icoB , la prenant par le bras.
Eh bien! eh bien !. . qu'est-ce que tu fais ? regarde donc devant toi. . lève le nez. . . là. . . [Il la place devant Laurent. ) JEANNETTE , frappant dans ses mains.
Ah ! ah ! ah \. . . qu'est- qjf que j' vois là ? ( elle rit.)
LAur.ENT , tombant à ses genoux.
Vot' amoureux mam'zelle Jeannette.
( Jeannette part d'un grand éclat de rire en frappant des mains , et Laurent pleure d attendrissement.)
JEANNETTE. '
Ah I ah ! ah ! que je suis aise !
LAURENT
Ah ! ah ! ah !.. . que je suis heureux !
JEANNETTE , viaUt tOUJoUrs.
Eh ben mon pèrC;, quand j' vous disais qu' mes pressentimens m'annonçaient queuqu' chose... qu' j'avais vu^deux fois eu rêve ma vache toute blanche ! . . . .
JACOB
Eh bien! ta vache,?
f lEAViUETTE J montrant Laurent.
Pardi !.. la v'ià toute réalise'e.
LAvriV-^T , se relevant.
, V" ^^r est aimable ! . . Oui, monsieur Jacob, j* suis la vache toute
J^COB
A la bonne heure , riez, pleurez^ c'est la même chose ^quand c'est
de plaisir. Mol , je vais e'veillcr loute la maison , et annoncer ie retour de monsieur Edouard.
JEANNETTE
Monsieur Edouard est arrivé .. Mon père allez ben vite, pendant qu'on s' lèvera j' vais jaser avec Laurent.
JACOB
Je ne me sens pas de joie! . . Ceriaineraeni c'est la providenc qui nous renvoie notre cher monsieur Edouard , dans un moment où toute la famille a tant besoin de consolations. . . Couse , cause, mon enfant.
( Il va prendre là clef restée à la grille , et rentre dans la maison. \