‹ Calas, melodrame en trois actes et en proseChapitre 47 sur 54 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

CALAS, Madame CALAS, PAULINE, JACOB, JEANNETTE.

eu, As.

Hélas! qn’avez-vous fait? Faut-il que mon malheur s’augmente des maux affreux que j’entrevois encore! Alt! je vous en conjure, volez sur les pas d’Edouard. Toi , ma tille, toi , suitout , îonge qu'il est ton époux. Ton devoir est de l’arrêter quand il court à sa perle.

PAULINE

Mon premier devoir est de sauver mon père. Je l’avoue, mon errur frémit pour Edouard; mai» loin de l’arrêter, je l’exciterau encore. . . Alt ! qu'il vous arrache à la mort,' au prix de ses jour» et des niions.

JACOB

Ah ! mon cher maître , voici 1er juges qui sertent du conseil.

Mad. CALAS.

Grand dieu!

O mon père ! ( Ils tremblent tous. )

' CALAS

Eh bien ! ma fille, mon aniic, n’attendions-nous pas lenr retour? Mon jugement est rendu, mon sort est fixé, je n’ai donc plus de combats à soutenir, il ne me reste qu’à tue soumettre à la volonté de Dieu.

Mad. CALAS.

Tout mon sang se glace !

JACOB et JEANNETTE. f .

Les voici. '■

( Les portes de la salle du conseil s’ouvrent , des huissiers st placent sur les deux côtés. Au meme instant, les trois grandesM croisées du Jond s'ouvrent et laissent voir la place couverte de peuple. Des soldats entrent par les ' deux galeries , et garnissent tout V intérieur du fond , empêchant le peuple nie se précipiter dans la salle, par les croisées ouvertes. Alors tout le cortège des Juges, Assesseurs , etc., sort de la chambre de justice y le Capitoul est au milieu d’eux. Tout le monde se range dans l'ordre convenable. La musique continue pendant toute la seing muette. Le Capitoul appelé un Officier, et lui remet un ordre écrit, en. lui montrant Calas, et lui prescrivant la plus grande célérité. L’ Officier , surpris , jeté un regard de compassion sur la famille Calas , et sort comme à regret. Un autre Officier s’avance , et reçoit aussi du Capitoul un ordre concernant les troupes. Il gagne le fond de la salle , du geste , donne un ordre , cl aussitôt plusieurs pelotons de soldats entrent par les galeries , et défilent ensuite par l’autre , en traversant la place publique. Pendant ces divers mouvement , i inquiétude y l’effioide la famille Calas va toujours croissant. Ils observent tout dans le plus grand trouble Calas seul est calme. )

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